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Tout ce qui nous lie

05/12/2023|Nora Lebbos

L’exposition FaceScapes met à l’honneur cinq artistes du continent Africain du 2 décembre au 10 janvier à la galerie Maya Art Space. Nous sommes allées à la rencontre de sa curatrice Hanaa Abou Hamdan.

 

Ce qui nous saisit dès qu’on franchit le seuil de la galerie Maya Art Space sont les couleurs, les tailles des tableaux, et le regard des personnages. Car FaceScapes comme nous le présente sa curatrice c’est l’interconnexion entre le visage du continent Africain, l’histoire et l’héritage. 

 

Cinq artistes originaires du Nigeria, Ghana, Afrique du Sud et Cameroun sont exposés. Tous ont la particularité de dépeindre des personnages dans des situations courantes pour certains ou allégoriques pour d’autres avec modernité.

 

Yeux asymétriques pour l’artiste Sesse Elangwe, allégorie d’une trinité pour l’artiste Justice Mukheli, bulles inondant les personnages pour l’artiste Olamide Ogunade, banane sous le pied mais attitude qui ne se laissera pas tomber pour l’artiste Lord Ohene ou encore traits zigzaguant dans le visage pour montrer les parcours divers voire chaotiques d’une vie mais la résilience comme point de départ et d’arrivée pour l’artiste Tosin Kalejaye.

 

Hanaa Abou Hamdan a choisi de présenter l’expression artistique du continent Africain car son souhait est de soutenir ces artistes, présenter cette culture et la richesse de son histoire. Elle ajoute que l’art Africain est plébiscité internationalement, les artistes présents sont déjà bien établis.

 

Son choix de les présenter à Beyrouth est aussi un message aux Libanais, notamment la jeune génération, qui ne sait plus vraiment où elle va, qui se trouve souvent contrainte à l’exil. Car, pour la curatrice, c’est un lien entre ces jeunes Africains et le Liban ; un lien d’histoire colonisée, d’exil et d’héritage.

 

« All that binds us » ou tout ce qui nous lie, c’est le titre d’un des tableaux présentés, qui figure trois femmes auréolées dont une au centre portant une bougie sur la tête. Magnifique œuvre de Justice Mukheli au titre qui résume bien le lien exprimé par la curatrice d’interrelation avec ce que ressentent certains Libanais.

Lord Ohene, originaire du Ghana, nous a présenté « No fear of falling ». Le peintre a peint un ami à lui, le regard de côté semblant regarder des passants, et le pied sur une banane. Il est conscient de marcher sur ce qui est considéré comme un risque de tomber, un échec. Mais il n’a pas peur. « Certaines choses sont dures mais nous sommes résilients » nous dit-il.

Tosin Kalejaye, originaire du Nigeria, nous présente « Tejumola » qui est un nom décrivant une personne ouverte pour les bonnes idées. Dans cette œuvre, l’artiste a peint le visage d’un enfant qu’il connait.  Il nous regarde de ses grands yeux semblant nous questionner. La touche de l’artiste sont ces zigzagues qui barrent l’ensemble du Canvas et du visage, sauf les yeux. Selon lui cela représente les difficultés qu’on a avant de trouver ses ailes, comme les chemins qu’on prend jusqu’à trouver sa voie. L’artiste compare ces lignes aux écailles des poissons : « c’est ce qui les protège, ce qui permet leur résilience ».

La résilience donc pour ces artistes Africains, grand écho pour les Libanais aussi. 

 

FaceScapes c’est le visage d’une génération talentueuse qui puise dans des rencontres, des postures de tous les jours qu’elle modernise pour livrer un message de solidité qui transcende toutes origines.

 

Pour en savoir plus, cliquez ici

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