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Lecture 57 : Le business de la haine, Jean-Louis Missika, Henri Verdier

01/06/2023|Gisèle Kayata Eid

Lecture 57 : Le business de la haine, Jean-Louis Missika, Henri Verdier, Calmann-Lévy,  Collection Liberté de l’esprit, 2022

 

Savez-vous que « les algorithmes d’Instagram et de Tik Tok donnent priorités aux corps maigres et dénudés ? »; que « les deepfakes (modifier le visage d’une personne et lui faire dire des messages inventés en utilisant l’intelligence artificielle) en croisant légèrement les traits d’un homme ou d’une femme politique avec ceux d’une personne, cette dernière trouve le politique plus sympathique et est plus encline à lui accorder sa confiance » ?; que « le clash est une garantie d’audience et de reprise, quand la modération suscite l’ennui et le zapping » ? que quand « la chasse aux "followers »" et aux «likes » est ouverte... La meute a remplacé la société de pensée et des micro-célébrités ont pris le pouvoir dans des micro-mondes ? »; que « les géants du numérique sont devenus de véritables institutions politiques privées. Ils négocient avec les États, censurent, autorisent ou interdisent les expressions publiques, stockent et commercialisent des données personnelles » ? Que « L’agenda des plateformes encourage une tribalisation de la société où les groupes se construisent par affinité, s’ignorent ou se méprisent » ?; que « l’identité individuelle en la déconnectant de sa dimension citoyenne et collective conduit à une vision de la liberté comme un absolu, sans rapport avec la liberté des autres. L’opinion devient davantage une expression de soi qu’une délibération avec autrui »? et que « cette opinion qui se confond avec l’identité, n’a plus besoin d’être argumentée ou critiquée, puisqu’elle exprime un état d’âme, un trait de personnalité et non un jugement à confronter et à négocier ? »...

 

Comment présenter ce livre si important sans le réduire ? Comment donner envie de lire cet essai qui se parcourt comme un roman ? Qui traite de tout ce que nous devons savoir dans un ouvrage intelligent, facile à lire, qui aborde un sujet qui nous concerne tous, qui l’explique avec des preuves à l’appui et avec des références à l’Histoire pour comprendre, comparer, réaliser ce que les auteurs nous révèlent à propos de l’Internet, de la démocratie et des réseaux sociaux, avant de proposer des solutions à toutes ces questions vitales qu’on ignore, sciemment ou non? 

 

La quatrième de couverture en dit déjà long : « En vingt ans, les réseaux sociaux ont imposé leurs modes d’accès à l’information et changé la nature du débat public. Conçus au service de la publicité comportementale, leurs algorithmes enferment les individus dans des mondes étanches qui interdisent la confrontation des opinions contradictoires et renforcent les préjugés : La désinformation devient la règle, les discours de haine prospèrent et la polarisation politique s’accentue. Le Business de la haine montre que, plus encore que la haine ordinaire, c’est le mode de fonctionnement et le modèle économique des réseaux sociaux qui menacent la démocratie qui est désormais en péril, c’est la possibilité pour les citoyens de s’accorder sur les faits qui fondent leurs désaccords, et surtout de les résoudre selon un processus démocratique. » 

 

Ne laissez pas passer ce livre. 

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