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Rencontre avec Mona Nahleh et Maissa Fatté

08/05/2019

 

 

Qu’exposez-vous dans ‘Revertetur-The Return Home’ ?
Mona : Beaucoup de mes œuvres, conçues entre 2013 et 2018, n’ont pas été exposées à Beyrouth, mais elles ont été présentées en Jordanie, à Dubai et au Qatar. Avec l’équipe de carré d’artistes nous avons décidé de montrer cette collection qui a été exposée à l’étranger pour la faire connaitre aux Libanais. ‘Revertatur’ est un mot latin synonyme du retour à la maison. J’ai étudié la langue latine pendant quelques années à l’école, et elle m’apporte toujours de sentiments particuliers. 

Vous considérez que vos sujets sont des énergies malléables. Qu’entendez-vous par cela ?
Mona : Mes sujets sont des personnes qui portent toutes les complexités de l’être humain. Nous sommes faits d’énergie et nos émotions sont des énergies. Le corps humain est un vaisseau qui est également constitué d'énergie. L’énergie n’a pas de forme, pas de texture et pas de limite, comme un corps au sens matériel. Je me permets donc de déformer et de changer la forme humaine et de jouer avec cette énergie comme le fait un sculpteur avec de l'argile et de créer des images et des couleurs qui me permettent d'exprimer mes émotions et mes pensées.

De quelle manière votre pratique artistique a évolué de l’abstrait au figuratif ?
Mona : Je peins la forme humaine depuis 1997. J’ai expérimenté l’abstrait et je l’ai exposé dans Walls en 2010. Mais je suis une peintre figurative. Ceci dit, je dois ajouter que mes figures ou mes personnages ont changé et vont continuer à changer. Mon travail me représente et me reflète. Depuis que j’ai grandi, depuis que ma vie a évolué, mon art m’accompagne. Il grandit et change avec moi depuis 1994. Mon art est une combinaison de mes pensées et émotions pour créer des histoires sur les toiles. 

Comment avez-vous mis en valeur l’approche de l’artiste ?
Maissa : Mona Nahleh est une artiste pleine d’émotion qui raconte des histoires à travers ses peintures. Chaque œuvre a une histoire particulière que Mona pourra communiquer lors de la soirée de vernissage, le mercredi 15 mai. Sur les thèmes de l’énergie et de l’émotion humaine, elle s’exprime en sculptant ses figures sur toiles comme de vraies formes qui prennent vie immédiatement et avec lesquelles nous avons l’impression de communiquer une certaine forme d’énergie en tant que spectateurs. 

Quels ont été les critères pour lesquels vous avez optez en curatant l’exposition ?
Maissa : Mona est une artiste libanaise confirmée qui a peint au fil des années plusieurs séries différentes, chacune avec son histoire et son unicité. À chaque fois dans le thème figuratif, certaines phases plus abstraites que d’autres. Pour cette exposition, nous avons décidé ensemble de mettre en avant sa dernière série, celle qui représente des figures humaines avec toutes les émotions qui les accompagnent. C’est une série de peintures récentes qui seront exposées pour la première fois à Beyrouth.

Qui sont les artistes locaux et internationaux que vous allez présenter pour la première fois à la galerie dans le cadre de l’exposition de Mona ?
Maissa : Raouf Rifai, un artiste libanais confirmé qui peint le ‘Darwiche’ sous plusieurs formes. Aberlardo Hernandez, un artiste cubain qui est déjà établi en Europe, et qui produit des œuvres tridimensionnelles en usant un jeu de volume assez spécial. Patil Balian, une artiste libanaise qui fait ses débuts dans le monde de l’art. Son style surréaliste est très particulier et attire déjà l’attention. 

Pour en savoir plus, cliquez ici
 

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