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Randa el Kadi Imad se raconte dans « Les effluves d’une vie »

13/10/2022|Nelly Helou

Dans un recueil poétique d'une centaine de pages [édition artliban calima] Randa Imad évoque dans ses poèmes en quatrains ou dans d’autres formes poétiques un vécu, des sentiments divers, des impressions...... Elle a classifié sa verve poétique sous neuf thèmes : histoire d’une vie, la nature, pensées et réflexions, simples plaisirs, famille, la Méditerranée, les sons, l'amour et Liban. On découvre en elle une âme sensible, foncièrement attachée au Liban aimant la nature, qui égrène de beaux souvenirs du passé, mais qui exprime aussi sa révolte. Son poème “la déflagration a déchiré le silence” est poignant mais pour elle “Beyrouth est la ville éternelle”.

 

Dans la quatrième de couverture le poète Antoine Boulad écrit : « elle est née pour dire son enfance, sa famille, son pays, sa Méditerranée. Elle est née pour aimer, pour ses coups de gueule, pour dénoncer…

L’éditrice du recueil Nidal Haddad souligne :  

« Libanaise jusqu’à la lie, Randa n’a de cesse de revenir à son pays natal après maints déplacements dictés par ses devoir familiaux. Ce recueil est la concrétisation d’un rêve de jeune fille ».   

    

Pour en savoir plus nous avons posé quelques questions à Randa.   

 

Vous avez fait vos études universitaires en anglais et vous êtes doublement titulaire d’une licence en Sciences politiques de l’Université américaine de Beyrouth et d’une maitrise en Affaires étrangères de l’Université libano-américaine.  Qu’est-ce qui vous a amené à écrire des poèmes en français ? Le déclic est-il venu des ateliers d’écritures ?  

Faire mes études universitaires en anglais n’était pas un choix mais me fut imposé de facto du fait de la guerre civile. L’accès à l’USJ m’était impossible.  

Par contre, j’ai fait toute ma scolarité en français à la sainte famille française de Gémayzé  

Adolescente j’avais déjà commencé à écrire des vers.  

Et puis j’ai arrêté jusqu’au jour où j’ai rejoint les ateliers d’écritures animés par le poète Antoine Boulad et j’ai pu enfin réaliser mon rêve de devenir autrice.   

  

Vous avez intitulé votre recueil "les effluves d’une vie”. Est-ce à dire que l’écriture de vos poèmes s’est étalée sur plusieurs années, en s’inspirant de votre vécu ? Vous terminez avec "la déflagration a déchiré le silence » puis avec "Beyrouth”. Est-ce vos derniers poèmes ?   

J’ai écrit mon recueil pendant les deux années qui ont suivi le 17 octobre 2019.  

C’était le déclic  

Ils sont bien sûr inspirés par les différentes étapes de ma vie. Ceux que j’ai écrits sur mon cher pays étaient parmi les premiers.   

 

Vous avez choisi de structurer votre recueil en regroupant les poèmes par thèmes. Cela renforce leur impact ?

Structurer en thèmes renforce l’impact ? Je ne pense pas. C’est plutôt une manière de les organiser et d’en faciliter la lecture.  

 

C’est votre premier recueil, un second est -il en préparation ?   

Je n’arrête pas d’écrire. Pour moi c’est un besoin qui vient naturellement. L’envie d’exprimer une idée, ou une émotion qui s’impose d’elle-même à n’importe quel moment.  

 

 

A savoir

Randa el Kadi Imad signera son recueil le dimanche 23 octobre au Souk el Kotob à Mar Michael, entre 18 et 20 heures, dans le cadre du Festival Beyrouth Livres.

 

 

 

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