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Figures musicales du Liban au féminin

05/02/2024

Dans ce onzième ouvrage, neuvième volume de la collection Figures musicales du Liban, Zeina Saleh Kayali explore la musique libanaise au féminin. 

 

 

Qu’est-ce que la « musique libanaise au féminin » ?

Tout d’abord nos compositrices. J’en ai recensé vingt, mais il y en a d’autres, car entre le moment où l’ouvrage est parti sous presse et aujourd’hui, j’en ai repéré deux supplémentaires ! (Noémie Chemali et Mary Kouyoumjian qui vivent à New York). Les vingt compositrices recensées vivent et travaillent à travers le monde entier : France, Italie, Grande Bretagne, Colombie, Etats-Unis, Belgique, Canada et bien sûr au Liban. Certaines d’entre elles sont décédées, elles ont vécu en Egypte, Brésil, Mexique… 

Ensuite nos pianistes. J’en ai choisi quatre qui sont nées dans les années 1920 et qui sont décédées dans les années 2000. Ces quatre femmes (Samia Flamant, Wadad Mouzannar, Zvart Sarkissian et Diana Takieddine) ont été des actrices très actives de la vie musicale au Liban dans les années 1950-1970, une époque bouillonnante culturellement et musicalement.

Enfin, Myrna Boustani qui depuis les années 1990, à elle seule incarne un pan très important de l’actualité musicale au Liban. 

 

Comment se découpe l’ouvrage ?

La première partie de l’ouvrage est purement objective : fiches biographiques des compositrices et catalogue de leurs œuvres. C’est aussi un outil de travail pour les interprètes qui cherchent du répertoire ainsi que pour les programmateurs de concerts. En revanche, la deuxième partie est beaucoup plus subjective. J’ai choisi quatre pianistes que j’ai considéré comme représentatives d’une certaine époque au Liban.

 

Vous considérez que les compositrices sont sous-représentées au Liban ?

Pas seulement au Liban. A quelques rares exception près, et jusqu’au 20e siècle, les femmes à travers le monde n’étaient pas autorisées à composer. Elles pouvaient éventuellement jouer une sonate de Mozart au piano ou chanter une ariette en attendant que se présente un mari ! Et de toute façon leur activité musicale devait se cantonner à la sphère privée. Jouer du piano et savoir chanter faisaient partie de l’éducation bourgeoise. Heureusement, le monde évolue et aujourd’hui que ce soit en Occident ou au Liban, la musique composée par des femmes et de plus en plus programmée. Quoique pas encore assez. Elles ont quelques siècles de retard à rattraper ! 

 

 Quelles ont été les sources de l’ouvrage ?

Surtout des entretiens avec les intéressées elles-mêmes quand elles sont parmi nous, ou avec leurs familles et leurs élèves quand elles ne sont plus de ce monde. Il n’existe presque pas de sources écrites, à part les articles de Georges Baz dans l’hebdomadaire La revue du Liban et le quotidien L’Orient. Du début des années 1950 à la fin des années 1970 il a scrupuleusement rendu compte de l’actualité musicale au Liban et ses archives sont conservées au Centre du Patrimoine musical libanais (CPML). C’est grâce à cette source précieuse que nous savons beaucoup de choses sur la riche actualité musicale, notamment pour ce qui est de Wadad Mouzannar et Diana Takieddine.

 

Que faut-il vous souhaiter ?

D’avoir le temps et la santé pour continuer à publier et à mener différentes activités autour de la musique

 

A savoir

Présentation de l’ouvrage à l’invitation du Festival Al Bustan

Vendredi 16 février à 18h à la Fondation Corm à Beyrouth. 

 

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