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Ziad Abi Chaker : « L'art parle aux gens de façon beaucoup plus direct qu'un rapport scientifique »

20/03/2022|Hatem Lahoud

Quelle était l'ambition de l'exposition organisée dimanche dernier. Pourquoi faire dialoguer l'art et les considérations environnementales ?

Je pense qu'aujourd'hui nous atteignons des limites extrêmement dangereuses sur la question de la gestion des déchets solides. Nous avons pensé cette exposition comme un moyen de sensibilisation. L'art parle aux sentiments des gens de façon beaucoup plus convaincante et directe qu'un rapport scientifique ou qu'un discours d'ingénieur. Nous avons demandé à des artistes de travailler autour de leurs sentiments : comment ils vivent cette crise en tant que citoyen et en tant qu'artiste.

 

L'une des œuvres exposées va faire l'objet d'une vente aux enchères, de quelle œuvre s’agit-il ?

L'artiste Jean-Paul Guiragossian a peint un piano à queue durant cette journée. Cette œuvre fera l'objet d'une vente aux enchères. Nous sommes actuellement en train d’identifier les associations qui pourraient en être les bénéficiaires. Les milieux de la culture souffrent beaucoup depuis le début de la crise, comme on a pu le voir avec la fermeture du cinéma Metropolis. Donc les dons pourraient être reversés à des associations culturelles, nous verrons.

 

Ce genre d’événements, qui favorisent une prise de conscience de la crise des déchets, ont-ils plus d'impact depuis le début du mouvement de contestation ?

Oui bien sûr. Nous avons été très actifs avec la coalition civile pour la gestion des déchets en organisant de nombreuses discussions et débats sur la place des Martyrs ou dans le jardin Samir Kassir. Les citoyens sont très sensibles à ces questions et le niveau de corruption et d'incompétence de ceux qui nous gouvernent est devenu intolérable. On ne peut pas accuser les citoyens d'être responsables de la mauvaise gestion des déchets alors que les infrastructures sont inexistantes.

 

Pendant les manifestations, on a vu des groupes de participants nettoyer la place des Martyrs après chaque regroupement, cela n’est-il pas la meilleure réponse que l'on puisse faire aux accusations de négligence dont seraient coupables les citoyens ?

Oui parfaitement. Nous avons d'ailleurs participé à ces actions en récupérant les déchets pour les recycler dans notre centre de tri à Beit Mery.

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