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Petite messe solennelle de Rossini pour un grand concert réjouissant au Festival al Bustan

20/03/2024|Gisèle Kayata Eid

Il aura encore une fois fait touche dans sa programmation éclectique pour son trentième anniversaire. « Envers et contre tout » le Festival al-Bustan aura surmonté bien des appréhensions et des tergiversations pour conduire durant cette période enfiévrée du 21 février au 17 mars, marquée par la menace quotidienne que tout flambe au pays, une édition spéciale ponctuée de plusieurs défis. 

Il aura prouvé cette année encore que les mélomanes sont nombreux au Liban, fidèles et connaisseurs; que les artistes internationaux croient encore en ce festival qui ne chôme pas et qu’un accordéon peut même remplacer un harmonium. 

Et c’est cette agréable surprise qui attendait le parterre installé dans l’écrin de beauté et d’art nouvellement restauré de l’Église St Joseph des Jésuites, pour l’avant-dernier concert du festival consacré, comme à l’accoutumée, à une messe solennelle, cette année étant dédiée à Rossini. Faut croire que l’accordéoniste était de taille. En concert quelques jours plus tôt, sur les planches de l’auditorium du Bustan, dans un « Duo de Charme » avec le clarinettiste Joë Christophe, l’exceptionnel Félicien Brut, avait offert ce soir-là, une prestation digne d’un Duo d’enfer. Une virtuosité à toute épreuve, une joie indicible à tirer les meilleures sonorités de son instrument, il a réitéré l’exploit en gonflant tant et si bien son accordéon qu’en fermant les yeux on aurait pu croire que ses touches, ses caisses et son soufflet étaient bien celles d’un harmonium.   

Mais ce n’est pas tout. Amplifiant les sonorités du piano d’Alphonse Cemin, surfant sur la vague des choristes de la Chorale de la NDU (Université Notre Dame) du Père Khalil Rahmé (venu se joindre à sa chorale pour un bis bien mérité), le chef d’orchestre Gianluca Marciano, directeur artistique du festival, a mené à la baguette toutes ces belles prestations auxquelles se sont jointes la voix pure du soprano, Julie Fuchs, celle veloutée du mezzo-soprano Irina Makarova, la voix profonde du ténor David Ferri Durà et celle riche et puissante de Mariano Orozco. 

Un moment de grâce où les Amen répétées se sont mêlés, enchevêtrés, superposés, comme pour élever les prières, notamment pour le repos de l’âme du fondateur du Festival, Emile Boustany, mort, jour pour jour, il y a 61 ans, un 15 mars. 

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