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Les pérégrinations de Léa

04/12/2019

Arrêt 1 : Musée Sursock, Rue de l’archevêché grec orthodoxe

Exposition tentaculaire, At The Still Point of the Turning World, There is The Dance, prend comme point de fuite la carrière aussi diverse qu’engagée de l’artiste américaine d’origine libanaise Helen Khal (1923 - 2009). Les œuvres et archives -rarement- dévoilées au grand public, retracent les réseaux artistiques des années 1960s et 1970s à Beyrouth. Loin d’être une rétrospective de cet âge d’or de la création, l’exposition entrelace les histoires intimes aux histoire(s) de l’art révélant les enjeux d’une époque pas totalement révolue. 

 

At The Still Point of the Turning World, There is The Dance

Commissariat d’exposition : Carla Chammas and Rachel Dedman, 

Jusqu’au 19 Janvier 2020, Musée Sursock

 

 

Arrêt 2 : Le Ring

Depuis quelques jours, il m’est arrivé de tomber nez-à-nez avec le poster de Lamia Ziade. On a l’impression d’entendre le cri d'épuisement de cette jeune femme, comme un symbole du soulèvement des dernières semaines. C’est que depuis la première parution de son ouvrage Bye Bye Babylone en 2010 et réédité en Octobre 2019, Ziade semble s’être donnée pour mission de fixer en couleurs des instantanés historiques illustrant les évènements de la région. Avec son poster placardé sur les murs de la ville c’est comme si l’artiste avec déjà consacré la période historique que nous traversons. Il nous reste à imaginer la suite de l’histoire que l’illustratrice pourra raconter d’ici quelques années...

 

Lamia Ziadé, Bye Bye Babylone, P.O.L., P.O.L (3 octobre 2019), 384 p.

 

 

Arrêt 3 : Galerie Saleh Barakat

Pour sa nouvelle exposition, l’artiste palestinien Abdul Rahman Katanani (b. 1983) investit le white cube de la galerie Saleh Barakat et nous propose une installation immersive qui anticipe les potentialités d’un avenir imprédictible. Brainstorm déploie des espaces systémiques contrôlés, à la fois topographiques, sociologiques, politiques qui font face à une vague menaçante. Monumentale et hypnotique, The Wave résonne à l’unisson avec notre actualité suspendue et rappelle d’autres espaces demeurant à conquérir.

 

Brainstorm

Abdul Rahman Katanani

Jusqu’au 4 Janvier 2020, Gallery Saleh Barakat

 

Arrêt 4 : Interdesign Building

En remontant la rue de Rome depuis Clémenceau jusqu’à Hamra, le promeneur peut facilement ignorer cet étrange édifice aujourd’hui coincé entre une bâtisse début de siècle et une station essence. Le Interdesign Building, pensé par l’architecte et designer Khalil Khoury (1929-2008) pour exposer en son sein ses créations de mobilier design pour la firme Interdesign, détonne par son audace. Structure en béton qui évoque une capsule pilonnée, l’austérité de sa façade n’est qu’un leurre qui dévoile à l’intérieur un ingénieux système dirigeant la lumière. La construction de ce bâtiment débutée entre 1972 et 1975, interrompue à cause de la guerre, ne sera achevée qu’en 1991 faisant de cet immeuble un modèle exemplaire de l’architecture brutaliste, ce mouvement favorisant les constructions “brutes” de béton peu ornementées.

 

Arrêt 5 : Eglise St Joseph des pères Jésuites de Monot

Pour les amateurs de musique classique, le festival Beirut Chantsinvestit les églises de Beyrouth pour célébrer la période de l’Avent et la musique avec des concerts gratuits. Dimanche dernier, l'Église St Joseph des pères Jésuites, rue Huvelin, faisait salle comble pour le coup d’envoi la 12ème édition de ce festival. Une représentation exceptionnelle de la Messe en C Majeur de Beethoven a rendu hommage au 250ème anniversaire de son compositeur allemand.

 

Beirut Chants

Un concert tous les soirs dans différentes églises de Beyrouth jusqu’au 22 Décembre

Programmation complète en cliquant ici

 

Arrêt 6 : Discothèque Nana - Métro Al Madina

Un spectacle comme un oxymore, Discothèque Nana une production de Metro Al-Madina dépeint les déboires d’un programme musical télévisuel fictionnel entre 1982 et 1989. Alors que la guerre connaissait ses années les plus noires, l’industrie musicale jouissait paradoxalement d’une prospérité sans précédent. Maniant l’ironie et l'absurde, cette comédie musicale fait naître chez les spectateurs une nostalgie douce-amère.

 

Discothèque Nana

Prochaine représentation le 5 Décembre 2019, Metro Al Madina

 

Cliquez ici pour accéder à la carte

 

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