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Musique et poésie font toujours bon ménage

19/05/2021|Zeina Saleh Kayali

Vous publiez simultanément deux ouvrages poétiques ? 

En effet, Peau de lait, récit en prose poétique aux éditions du Cygne et Black light, aux éditions Dichroma Photography, un poème inspiré par l’œuvre de la photographe Margareth Watkins (1884-1969). 

 

L’ouvrage sur la photographe Margareth Watkins est une commande ?

Oui et la commissaire de l’exposition, Anne Morin, souhaitait que j’écrive en m’inspirant de l’ensemble de l’œuvre photographique et non que ce soit une illustration. Il n’était pas question de tomber dans la légende. 

 

Comment avez-vous procédé ? 

J’ai reçu la cinquantaine de photos qui constituent l’exposition et j’ai pris le temps, plusieurs semaines voire plusieurs mois, de les visionner une par une en prenant des notes sur ce qu’elles m’inspirent. Le texte qui en découle est un poème Le Noir c’est l’Autre.

 

Margareth Watkins a connu une certaine notoriété dans les années 1920 ? 

Elle était connue aux Etats-Unis où s’est déroulée la grande partie de sa carrière, mais elle a vécu les dernières années de sa vie dans la maison de ses tantes à Glascow en Ecosse, un lieu sinistre où elle est morte seule et malade. 

 

Comment sont œuvre a-t-elle été redécouverte ? 

Grâce à son voisin Joseph Mulhollandavec qui elle avait noué des liens d’amitié et à qui elle avait remis une grosse boite noire sous scellés, en lui faisant promettre de ne l’ouvrir qu’après sa mort. C’est ce qui fut fait. Mais cela prit quand même un certain temps car Mulholland avait eu le grand malheur de perdre sa fille d’une leucémie et donc la fameuse boîte ne fut ouverte que trois ans après le décès de Margareth. Il se rend compte alors, qu’il se trouve en présence d’un trésor. Il est quand même un peu vexé, car, en vingt ans d’amitié, elle n’avait jamais évoqué la photographie. Et lui qui pensait la connaître ! Aujourd’hui Margareth Watkins commence à sortir de l’oubli et l’on redécouvre son œuvre. 

 

Parlez-nous de Peau de lait.

C’est un récit en prose poétique, comme un tout petit roman d’une cinquantaine de pages, très dense. Il s’agit d’une petite fille qui vit un quotidien très compliqué notamment avec sa maman qui n’a pas les clés pour l’aimer. C’est une histoire de maltraitance, mais racontée avec la distance que permet la poésie et un certain humour. Ce n’est pas du tout triste,la petite fille est très joyeuse et n’a pas conscience de ce qu’elle vit, n’ayant d’autres repères. Elle se sauve beaucoup de chez elle et, dans la nature, découvre la beauté de tout ce qui est vivant ainsi que Dieu. Elle va trouver une puissance de vie dans ses promenades ce qui lui procure une joie intarissable. 

 

Et votre collaboration avec le compositeur Bechara EL Khoury ? 

C’est ce que j’appelle le miracle de Facebook ! Nous nous sommes « suivis » sur ce réseau social (qui finalement n’a pas que des inconvénients !) puis nous nous sommes téléphoné. J’étais très impressionnée. Je me demandais si je serais à la hauteur pour travailler avec un si grand compositeur. Finalement certains de mes poèmes ont attiré son attention et il va les mettre en musique sous la forme de Lieder. Il s’agit de Jour de tilleul, Etre au monde et Quatre mélodies d’automne. Un autre aspect de notre collaboration est qu’en lisant mes poèmes il trouve de l’inspiration pour ses compositions. 

 

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