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Magie et sortilèges

15/06/2020|Zeina Saleh Kayali

Voici notre 9e thème, Magie et sortilèges, assorti de toutes sortes de variations musicales.. Encore un prétexte pour vous faire découvrir de la belle musique. Opéra baroque ou romantique, musique italienne anglaise, française ou russe, sorcières, bons et mauvais génies, monde de l'enfance, indissociable de la magie, bref tous les ingrédients nécessaires au monde parallèle sont là. 

 

1- Henry Purcell (1659-1695) Le chœur des sorcières (Didon et Enée) 

Nous n'avons pas encore abordé Purcell qui est pourtant le représentant absolu de la musique baroque anglaise et qui (encore un !) est mort très jeune, à 36 ans. L'une de ses œuvres les plus connues est l'opéra Didon et Enée, qui conte les amours malheureuses de la princesse de Carthage, vilement trahie par Enée et qui en meurt de désespoir. La reine des sorcières, lance un appel à ses sujets, êtres malfaisants, afin d'élaborer un plan pour faire tomber Didon. Elle décide de faire passer un de ses sujets pour Mercure, l'envoyé des Dieux, afin qu'Énée quitte Didon pour aller accomplir sa destinée, bâtir une nouvelle cité en Italie. Les sorcières se réjouissent de ce plan machiavélique. 

 

2- Georg Friedrich Haendel (1685-1759) Verdi Prati (Alcina)

La magicienne Alcina attire les hommes sur son île magique où elle les transforme en rochers, ruisseaux ou bêtes sauvages. A la fin de l’opéra, et suite à des péripéties inimaginables (que je vous épargne !), Alcina perd ses pouvoirs magiques et les hommes qu’elle a ensorcelés retrouvent leur forme originelle. Cet air, que vous allez entendre, Verdi Prati est l’un des plus connus. Il intervient au moment où Ruggiero, qui est libéré du maléfice d’Alcina retrouve son amoureuse Bradamente et chante sa joie sur un mode champêtre. 

 

3- Giuseppe Verdi (1813-1901) Chœur des sorcières (Macbeth)

Et voici encore un chœur de sorcières mais dans autre style bien sûr. Cet opéra, tiré de la pièce de Shakespeare, raconte un implacable et mortel combat pour le pouvoir. Ici les sorcières ont un rôle de conseillères et de voyantes puisqu'elles avertissent Macbeth contre les dangers qui le guettent. 

 

4- Jacques Offenbach (1819-1880) La chanson d'Olympia (Les contes d'Hoffman) 

Opéra français le plus représenté au monde, Les contes d'Hoffman est un opéra fantastique inspiré de l'œuvre littéraire allemande éponyme. Créé après le décès du compositeur, l'œuvre a été retouchée plusieurs fois et pas toujours selon les volontés d'Offenbach. Je vous propose l'air de la poupée Olympia. Hoffman est amoureux d'Olympia qui s'avère être une automate ! Mais un charlatan lui a vendu des lunettes magiques qui la lui font voir comme une vraie femme...

 

5- Paul Dukas (1865-1935) l'apprenti sorcier

Qui ne connaît pas le dessin animé où Mickey Mouse est en train de remonter péniblement des seaux d'eau sous l'œil implacable du méchant sorcier ? Ce Sisyphe de Walt Disney a connu la gloire grâce aussi à la partition de Paul Dukas, dont on dit qu'il était tellement méticuleux, qu'il déchirait impitoyablement les œuvres de sa composition qu'il ne jugeait pas parfaites. Il en résulte que le catalogue de ce grand compositeur est relativement modeste (une trentaine d'œuvres), alors que l'on sait qu'il en a en fait composé beaucoup plus.

 

6- Maurice Ravel (1875-1937) L'enfant et les sortilèges  

Cette fantaisie lyrique dont le livret est de Colette est en fait une comédie musicale caricaturale tout en humour et en ironie. On dit que Colette s’est inspirée de sa propre fille pour le personnage de l’enfant. L’enfant et les sortilèges s’articule en petits tableaux tour à tour drôles, mélancoliques ou brillants. Dans une vieille maison de campagne, au beau milieu de l'après-midi, un enfant de sept ans est assis, grognon, devant ses devoirs d'école. La mère entre dans la pièce et se fâche devant la paresse de son fils. Puni, il est saisi d'un accès de colère : il jette la tasse chinoise et la théière, martyrise l'écureuil dans sa cage, tire la queue du chat ; il attise la braise avec un tisonnier, renverse la bouilloire ; il déchire son livre, arrache le papier peint, démolit la vieille horloge. « Je suis libre, libre, méchant et libre !… » Épuisé, il se laisse tomber dans le vieux fauteuil… mais celui-ci recule. Commence alors le jeu fantastique. Tour à tour, les objets et les animaux s'animent, parlent et menacent l'enfant pétrifié. Dans la maison puis dans le jardin, les créatures exposent une à une leurs doléances et leur volonté de vengeance. Alors que l'enfant appelle sa maman, toutes les créatures se jettent sur lui pour le punir. Mais avant de s'évanouir, il soigne un petit écureuil blessé dans le tumulte. Prises de regret, les créatures lui pardonnent et le ramènent à sa maman en l'appelant en chœur avec lui. 

 

7- Serge Prokofiev (1891-1953) L'amour des trois oranges 

Ceux qui suivent cette chronique régulièrement connaissent l'affaire de l'enterrement de Prokofiev (sinon allez voir le Bestiaire musical !). Cet opéra, basé sur un conte fantastique du 18e siècle, narre les péripéties d'un prince très peureux qu'un trio de magiciens plus ou moins charlatans prétendent guérir par le rire. Il doit en outre faire la conquête de trois oranges qui s'avèrent être trois jolies jeunes filles, et, après une invraisemblable série de péripéties, il épousera l'une des trois. La marche que vous allez entendre est la pièce la plus célèbre de l'opéra. 

 

8- Jinny 

Quand on a grandi dans les années 1960, on se souvient forcément de la charmante petite magicienne dans sa bouteille et de son immonde "master", qui a plus tard connu la gloire sous forme de JR dans la série Dallas ! 

 

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