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Les petites histoires du Musée National de Beyrouth #8

20/04/2022|Anne-Marie Maïla Afeiche

LA COLLECTION 

 

Comment s’est formée la collection archéologique nationale ?

On a souvent dit que le Musée national a été l’une des premières grandes manifestations de l’indépendance libanaise. Le Service de l’archéologie et des Beaux-Arts a en effet commencé dès janvier 1919, à grouper les objets découverts par l’historien Ernest Renan (1823-1892) à Tyr et à Saïda, ainsi que celles collectées par l’archéologue Georges Contenau (1877-1964) à Saïda. En témoignant des diverses périodes de l’Histoire du Liban, ces objets provenant de différentes régions racontent la vie quotidienne, les coutumes et les croyances. Il était par exemple d’usage dans l’antiquité de déposer dans les soubassements des temples de Byblos des offrandes et des objets précieux. Une importante collection d’ex-voto exhumée, composée d’armes en bronze, de statuettes couvertes d’or, de figurines d’animaux en faïence, de bracelets et colliers en pierres semi-précieuses, sera alors exposée au public. Les fouilles de la nécropole royale de Byblos, en 1924 par Pierre Montet (1885-1966) et plus tard celles de Maurice Dunand (1898-1987) ont permis de rassembler une documentation de première importance témoignant de l’occupation ininterrompue de ce site. La collection nationale prend de plus en plus d’ampleur avec le développement de la recherche archéologique sur l’ensemble du territoire libanais d’une part et les découvertes accidentelles de l’autre.

A titre d’exemple, près de 3000 monnaies datées des IIIe et IVe siècles de notre ère furent trouvées à l’embouchure du Nahr Ibrahim, tandis qu’un hypogée, connu sous le nom de Tombe de Tyr, orné de fresques exceptionnelles avait été fortuitement découvert par un paysan dans son champ en 1937, non loin de Tyr. Quelques témoignages archéologiques et épigraphiques apparaissent aussi à Beyrouth dans les années 1920. Ce sont toutefois les chantiers de construction urbaine des années 40 et 50 qui dévoileront dans la capitale des nombreux vestiges de l’époque romaine tels des tronçons de voie pavée, des colonnes, des chapiteaux et des thermes. Des donations sont venues également enrichir ce premier fonds, comme celle en 1935 du Général M. Weygand (1867-1965) ou celle des sarcophages anthropoïdes, aussi connu comme la Collection Ford du nom de son découvreur, le révérend Georges Ford (1851-1928) et offerte au Musée en 1929.

L’acquisition par achat est également encouragée, à partir de 1928, et ce, après recommandation et approbation du Comité du Musée. Un lot de bijoux mamelouks vraisemblablement découvert à Tyr est acquis en 1954 pour la somme de 13,750 LL et comprend un ensemble exceptionnel de colliers, bracelets et bagues témoignant de la finesse du travail d’orfèvrerie au XIIIe siècle.

Bracelet et collier Mamelouk

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