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Dino Rubino au cœur d’un épatant trio

04/10/2022|Maureen Dufournet

Le 12 octobre prochain, Liban Jazz offre la première performance d’un nouveau trio composé de Dino Rubino, Marco Bardoscia à la contrebasse et Stefano Bagnoli à la batterie.

 

Admirateur inconditionnel du fabuleux pianiste de jazz, Bill Evans, de Chet Baker ou encore de Tom Harell, Dino Rubino vient se produire au Liban le mercredi 12 octobre à 20h. Né en 1980 à Biancavilla, dans la région de Catane, Dino Rubino est un talent incontournable de la scène jazz italienne. Fasciné dès son plus jeune âge par le jazz, il fait preuve d'une grande habileté dans ses études de piano et de trompette. Il se retrouve très rapidement dans la cour des grands et commence à enchaîner les succès. En 1998, il remporte le prix "Massimo Urbani" du meilleur jeune talent du pays. Depuis 2011, Dino Rubino a signé avec le label de Paolo Fresu : Tùk Music, pour lequel il a déjà composé l’album Tempo di Chet, interprété avec Paolo Fresu.

Il prend place sur la scène du MusicHall pour nous livrer les premières notes de son virtuose trio. Une musique poétique pleine d’émotions et de maîtrise viendra harmoniser les murs de la salle Beyrouthine. Dino Rubino accompagné de Marco Bardoscia et de Stefano Bagnoli offrira un mélange de puissance et de finesse pour un spectacle enivrant. 

 

Dino Rubino revient avec nous sur sa carrière et sur ses attentes lors de son passage au Moyen-Orient.

 

Quand avez-vous commencé à jouer de la musique ?  Et quand vous êtes-vous dirigé vers le jazz ?

Je joue du piano depuis l’âge de 3 ans. Il y avait un piano à la maison et mon père était un passionné de musique et de jazz en particulier. On peut dire que j'ai grandi en jouant. A 14 ans, je suis devenu musicien professionnel. Ce qui veut dire que je gagnais ma vie en jouant du piano dans des formations diverses, dans des clubs ou des salles de concert. Mes parents m'autorisaient à jouer deux soirs par semaine seulement mais c'était déjà pas mal...

 

Quand avez-vous rejoint le label de Paolo et plus généralement l’équipe de Paolo Fresu ?

Paolo m'a invité à rejoindre l'équipe et le label en 2010. C'était une vraie chance musicale puisque j'ai pu jouer sur les scènes les plus importantes du monde accompagné de Paolo qui aujourd'hui, est le musicien de jazz italien le plus connu dans le monde. Mais c'est surtout une opportunité humaine parce que Paolo est avant tout une personne extraordinaire qui vous enrichit par son contact, sa générosité et son expérience. Notre rencontre m’a apporté beaucoup de maturité et m’a permis de me développer.

 

Quel est votre souvenir le plus marquant en live ?

J'ai joué énormément de concerts sans émotion particulière et je dois vous dire que la première fois que j’ai performé à Beyrouth avec Paolo Fresu, j'ai été touché et particulièrement inspiré. Pour moi c'est un souvenir qui me donne la chair de poule. Il y avait de l'électricité (au sens figuré bien sûr : ce n'est pas un mauvais jeu de mots) dans l'air de cette salle magnifique. Le public était chaleureux et généreux avec moi et pouvoir ressentir ces choses-là est une chance vraiment rare dans une vie.

 

Attendez-vous quelque chose de spécial du concert à venir au MusicHall ?

Je n'attends jamais rien. Je réagis sur le moment en fonction de ce qui m'inspire et de l’atmosphère. Aujourd’hui j'ai un désir de partager ma musique à travers le monde et vu l'accueil que m'a réservé le public libanais la dernière fois, ma motivation à donner encore plus est très grande. 

 

Parlez-nous du nouveau projet que vous jouerez pour la première fois dans Liban Jazz le 12 octobre prochain ?

C'est un trio inédit avec des musiciens extraordinaires que je connais depuis toujours. On vient tout juste de finir d’enregistrer le disque. Au départ nous n’avions que des compositions et un ou deux standards mais l'enregistrement a été tellement naturel que nous avons joué beaucoup plus que les morceaux prévus. Nous sortons alors un double album avec beaucoup plus de standards. Nous avons pris un plaisir fou à enregistrer "Solitude" de Duke Ellington (qu'on jouera à Beyrouth) qui n'était pas prévu, "Some day My prince will come" (j'ai une sensibilité pour la version de Barbara Streisand), "Blue Bossa" de Kenny Doram, ou encore "Nuage" de Django Reinhardt... Nous partagerons très bientôt tous ces morceaux légendaires avec le plus grand des plaisirs en compagnie du public de Beyrouth !

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