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Des nougats et des marguerites

10/02/2022|Juliette Pirot-Berson

Beyrouth se reconstruit peu à peu depuis l’explosion de son port. Symbole de ce renouveau, la chocolaterie Attié Frères, largement endommagée par le drame du 4 août 2020 a rouvert ses portes, le 30 octobre dernier.

 

A travers les trois grandes fenêtres donnant sur cette rue de Gemmayze, on peut admirer la boutique fraîchement remise à neuf. Suite à l’explosion, les dégâts dans l’usine et le magasin étaient considérables. Tout était à reconstruire. Les travaux de rénovation, qui ont duré 5 mois, ont été rendus possibles par le travail conjoint de plusieurs associations libanaises : Baynta Baytak, House of Christmas et Mada. En parallèle, l’architecte libanaise Marine Bustros a été chargée d’imaginer le nouveau design de cet espace.

 

Depuis trois mois donc, il est à nouveau possible de se rendre dans les locaux historiques de l’enseigne, située rue Pasteur à Beyrouth, pour s’offrir les fameuses marguerites en chocolat, le produit phare de la maison. La réouverture réjouit les propriétaires, heureux d’avoir vu revenir leurs clients habituels et quelques nouveaux, mais conscients que la relance de la production prendra du temps.

 

Attié Frères, c’est une histoire de famille qui remonte à 1928. Parti en France deux ans plus tôt pour apprendre l’art de la chocolaterie, Georges Attié rentre au Liban et ouvre sa propre affaire.  L'entreprise a été transmise à son fils Pierre en 1967, qui est toujours à sa tête aujourd'hui et dont le fils Joseph s'apprête à en reprendre les rênes, incarnant ainsi la troisième génération d'artisans chocolatiers de la famille.

 

Pour finaliser son retour, la confiserie libanaise prévoit de relancer prochainement la production de ses nougats au miel, autre produit emblématique de la maison. “Nous on fait les nougats de Montélimar, à l’ancienne”, affirme Pierre Attié avec fierté. Mais pour cela, ils doivent finir de réparer les machines, dont plusieurs ont été pillées dans les jours qui ont suivi l’explosion.

 

Ils envisagent également de commencer à produire des calissons avec des fruits confits, qu’ils utilisent déjà dans la confection de leurs chocolats.

 

Beaucoup de douceurs et d’émotion en perspective 

 

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