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Enfin une pièce de Betty Taoutel à Paris !

20/03/2019|Zeina Saleh Kayali

Après le Liban, la Grèce, l’Afrique du Sud et le Canada, Betty Taoutel, auteur, metteur en scène de théâtre et comédienne, pose enfin ses bagages à Paris pour présenter Passeport n° 10452. La soirée est co-organisée par les associations Anciens de Jamhour en France et en Europe (AJFE) et Anta Akhi France, grâce au soutien de de la Blom Bank France. Avec la passion, la générosité et l’enthousiasme qui la caractérisent, Betty Taoutel répond aux questions de l’Agenda Culturel. 

C’est la première fois que vous vous produisez à Paris ?
En tant qu’auteur et metteur en scène oui. Mais j’y avais déjà joué avec la troupe de Roger Assaf. 

Quel effet cela vous fait-il ? 
J’en suis très fière et heureuse. Quand j’ai joué Passeport n° 10452 à Montréal, personne n’arrivait à croire qu’elle n’avait jamais été présentée à Paris, tant c’est une destination naturelle pour les Libanais ! 

Comment est-ce arrivé ?
Grâce à mes camarades de promotion (au Collège Notre-Dame de Jamhour ndrl), Nathalie Younan, Christian Dargham et Michel Adwan, tous trois établis à Paris et qui ont pris cette initiative et l’ont mise à exécution. Qu’ils en soient chaleureusement remerciés ! 

Quel est le sujet de Passeport n° 10452 ? 
C’est une pièce sur l’émigration des Libanais qui touche beaucoup les expatriés. J’en ai fait l’expérience lors des représentations au Canada, en Afrique du Sud et en Grèce. Elle m’a été commandée par le Festival du Monde Arabe de Montréal, où elle a été créée en 2013, mais le sujet s’est imposé à moi par toute une série de détails autobiographiques. 

Comment cela ?
Un jour, ma fille rentre de l’école en m’informant gravement qu’elle est la seule Libanaise de sa classe ! En effet, tous les autres enfants sont détenteurs d’un deuxième passeport sauf elle. Et je m’aperçois effectivement en faisant une petite enquête dans mon entourage que la plupart des Libanais ont une deuxième nationalité « pour le cas où », comme une police d’assurance. C’est très ancré dans notre inconscient, cette peur que les hostilités reprennent et que nous soyons obligés de partir. C’était pour moi le point de départ et la première scène de la pièce : le petit Omar rentre chez lui en pleurant et reproche à sa mère de n’avoir rien fait pour le cas où il leur faudrait partir. Il va en découler toute une série de situations cocasses, burlesques ou tragiques. 

En quelle langue est la pièce ? 
La pièce a été écrite et présentée en deux versions : française (pour Montréal et pour le mois de la francophonie au Liban) et arabe (pour le grand public). Nous l’avons donnée quatre-vingt fois ! Pour Paris, c’est une version totalement bilingue écrite spécialement pour l’occasion de façon à pouvoir être suivie par le public même s’il n’est pas arabophone car les informations importantes sont en français. Mais garder la partie arabophone est très important car c’est elle qui parle au cœur des gens. Ils ont envie d’entendre cette langue même s’ils n’en saisissent pas toutes les nuances. 

Combien de personnages y’a-t-il ?
Sur scène, deux personnages. Mais en fait beaucoup plus grâce à la vidéo. On y retrouve toute une galerie de personnages qui constituent de véritables témoignages. 

Et après Paris quels sont vos projets ? 
Je rejoue ma pièce Freezer (murex d’or de la meilleure création théâtrale et prix du public), le 30 avril au théâtre Tournesol à Beyrouth et le 1er mai au Casino du Liban à Maameltein au profit d’associations. 
 


 


 

A savoir
Le mardi 26 mars 2019 à 19h30
Auditorium St Germain 4 rue Félibien 75006 Paris.

Billets en vente sur www.ajfe.org et www.antaakhi.fr

 

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