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Stèle funéraire ottomane

Patrimoine

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24/06/2020|Anne-Marie Maïla Afeiche

L’Agenda Culturel vous invite à découvrir votre Musée national

 

Découverte durant les fouilles récentes du centre-ville de Beyrouth, non loin de la mosquée al-Omari, cette stèle funéraire porte une inscription de neuf lignes en arabe et en turc ottoman. Il s’agit d’une dalle en marbre blanc de forme rectangulaire allongée surmontée d’un turban. 

 

 

D’une belle graphie, le texte a permis d’identifier le nom du défunt Kheyrî Efendi, ainsi que la date de son décès, 1246 de l’Hégire, soit 1830. Le poste de secrétaire qu’il occupait lui confère par ailleurs le titre d’Efendi ainsi que mentionné à la septième ligne. L’épitaphe est soigneusement réalisée, mais il n’est pas exceptionnel d’en trouver de nombreux parallèles à la période ottomane. Voici ce qu’en dit l’archéologue Marie Lamaa: « même si les préceptes du prophète et du Coran recommandent l’anonymat dans les sépultures, et un traitement égal des défunts pour qu’aucun indice ne trahisse la fortune et le rang, les sépultures du monde ottoman ignoreront cette modestie. De nombreux tombeaux et des stèles richement décorées seront élevés sur les lieux d’inhumation des dignitaires, souverains et membres de la classe aisée de la société ». 

Toutefois, le texte témoigne surtout d’un appel à se souvenir du défunt et de ne point manquer de prier pour lui. 

 

On y lit :

 

Ô lui, le Créateur, l’Éternel

Accorde-moi ton pardon, Ô Seigneur Dieu

Par la justice de [ton] trône sublime, par la lumière du Coran

Que les frères qui visiteront ma tombe

Fassent à mon âme la faveur d’une fâtiha 

Secrétaire du diwân d’As-Seyyid ‘Abd al-Wahab

Kheyrî Efendi et [son] père ‘Omar Efendi

Que soit prononcée une fâtiha pour [leur] âme
L’an 1246 / [1830]

 



 

 

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