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« Les larmes d’une poupée » de Nayla Sarieddine : une histoire d’enfances et de destins…

Livre

LIVRE
21/07/2021|Bélinda Ibrahim

Elle en est à son premier roman, mais Nayla Sarieddine, grande amoureuse des mots et de la littérature française s’est « jetée à l’encre » en relevant un pari difficile : celui de creuser dans une trame qui renferme plusieurs histoires en une, au cœur d’un roman atypique truffé de flash-backs. On y retrouve une enfance marquée par la guerre du Liban, des adultes dont les destins se croisent et se décroisent, comme mus par une fatalité incontournable… Son ouvrage, « Les larmes d’une poupée » sera lancé le jeudi 22 juillet à la Librairie Antoine à Hazmieh - URB ONE à partir de 17h. Entrevue avec l’auteure.

La couverture de « Les larmes d’une poupée » interpelle au premier abord. Est-ce vous ? Si oui, quelle était votre relation avec votre poupée  ?

Oui, c’est bien moi. Cette photo résume un peu mon enfance. Une petite fille dans un cadre noir et blanc qui symbolise la vie simple d’autrefois. Une poupée que je serre contre moi pour me protéger quelque part de la guerre et m’évader loin de la réalité vers un monde magique. Un regard innocent perdu dans le monde des « grands ».

 

Quelle est la part d’autobiographie et celle de la fiction dans votre roman  ?

La base de l’histoire, sa trame et sa mise en scène sont certainement fictives et définitivement inspirées du drame de la guerre du Liban autant qu’elles sont ancrées dans cette même tragédie. Il est toutefois vrai qu’à travers l’écriture, un mélange de souvenirs, sentiments et émotions lointaines s’est propagé dans l’espace de l’ouvrage et a fini par former un maillage important de son tissage… c’est d’ailleurs cette sensation qui a fini par me donner l’impression que le récit s’est coloré de cet aspect personnel par lui-même. 

 

Vous abordez avec brio la grande énigme des destins qui se croisent et qui se perdent. Pourquoi ce thème en particulier  ?

J’ai toujours été fascinée par le « jeu » du destin… Comment un événement, un personnage ou peut-être une présence dans un lieu finissent par diriger une destinée. En contre patrie, un autre aspect captivant c’est de récréer dans l’imaginaire ce qu’aurait pu être le résultat d’un détour… Dans le cas d’êtres fragiles vivants dans le drame d’une guerre, ce concept de jeu de destin revêt plus de fascination et les possibilités deviennent plus nombreuses. Ces âmes qui se croisent brièvement pour des raisons qui peuvent parfois nous paraître insensées, voire absurdes, pour se séparer par la suite. Des rencontres qui peuvent faire basculer des destinées et réécrire des chapitres de vie. Une mise en scène éphémère avec un script qui change d’un jour au lendemain, des acteurs qui n’arrivent jamais à maitriser leurs rôles et des spectateurs déroutés par des changements brusques.

 

Votre roman est construit sur des décès tragiques, des exils, causés par la guerre civile libanaise. Quel a été son impact dans votre vie  ?

Miraculeusement, je n’ai pas vécu de tragédie au sein de ma famille durant la guerre civile du Liban. Cependant, j’ai été profondément marquée par les pertes humaines, les ravages et les drames autour de moi. Les personnes qui ont vécu une guerre civile portent en elles des récits de souffrance, des blessures différemment cicatrisées, des chemins d’exil pour certains et des regrets indélébiles pour d’autres. 

 

Les bénéfices de votre ouvrage seront reversés au « CCCL ». Parlez-nous de cette structure d’entraide… 

La souffrance des enfants déchire mon âme. Malheureusement, les enfants du CCCL doivent porter une double croix, celle de leur maladie et de la situation catastrophique du Liban. En leur offrant les bénéfices de mon premier roman, j’essaie un peu d’essuyer leurs larmes d’enfants et les aider à surmonter cette période difficile de leur vie pour qu’un espoir renaisse et les accompagne vers un futur meilleur. 

 

Qui est Nayla Sarieddine  ?

Née à Beyrouth, elle a grandi durant la guerre civile libanaise. Diplômée d’un Master of Business Administration de l’Université Américaine de Beyrouth, elle a travaillé pendant de longues années dans le secteur bancaire au Liban et aux Émirats arabes unis avant de s’investir dans le domaine de l’éducation nationale, plus particulièrement le développement moral et civique chez l’enfant. Elle vit à Abou Dhabi avec son mari Rabih Abouchakra et ses trois enfants Kinda, Nabil et Ramzi. 
Les Larmes d’une poupée est son premier roman.

 

Résumé de l’ouvrage 

Coralie n’espérait plus grand-chose de la vie. Elle avait abandonné sur son chemin sa poupée, son enfance, ses amours et ses projets d’avenir, avançant d’un pas incertain vers un futur qui ne présageait que souffrances et déceptions. N’était-ce le destin qui intervient de manière inattendue, porteur en son sein des promesses d’embellies.


Les larmes d’une poupée est un roman introspectif qui retrace le parallélisme entre deux vies qui se croisent juste à temps afin que le même pathos ne se répète plus. Une rencontre pouvait-elle permettre à deux destinées de sortir des sentiers battus et douloureux des drames auxquels elles semblent vouées ?

 

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