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« Faire des centres villes de demain des lieux à vivre, de rencontres et d’enchantement »

Art

RENCONTRE
28/09/2022|Madeleine Duhamel

A l’occasion de l’événement « Beyrouth, une ville à l’œuvre aux usines Abroyan », se tiendront une projection et une conférence sur « Machines de ville », présentées par François Delarozière. 

 

François Delarozière est enseignant, conférencier, scénographe et metteur en scène. Également directeur artistique de La Machine, une compagnie de théâtre de rue, il réalise des aménagements urbains à travers des constructions d’objets de spectacle, tels l’hippopotame de La-Roche-sur-Yon, Long Ma Jing Shen à Pékin, ou encore les Araignées de Liverpool. 

 

Il répond aux questions de L’Agenda Culturel 

 

Comment vous est venue l’idée du concept de La Machine ?

Notre travail de théâtre dans l’espace public nous a amené à observer la ville, son histoire, ses lieux, son mouvement, les échanges, les circulations et la présence de nos machines dans les villes à modifier la façon qu’ont les habitants d’appréhender l’espace public. Il n’y a pas proprement dit de concept. Les projets s’imposent à nous se construisent naturellement en fonction du lieu. Nous sommes devenus sensibles à la transformation de l’espace public

 

Quelles sont vos inspirations ? 

Nous nous inspirons principalement du mouvement, du vivant, de la nature, du monde animal et végétal, des grandes découvertes, de la science et de l’architecture au sens large du terme et des matériaux.

 

Que cherchez-vous à travers elles ? 

Nous cherchons à produire par le mouvement l’émotion, mais également à provoquer des échanges émotionnels.

 

Est-ce votre première visite au Liban ? et quelles sont les circonstances qui vous ont amené ici ? 

Oui c’est ma première visite, je suis au Liban pour accompagner David Mangin* avec qui j’ai partagé une aventure d’aménagement urbain à Toulouse.

 

* David Mangin est un architecte et urbaniste français, dont le travail a été récompensé par le Grand Prix de l’Urbanisme en 2008. 

 

Pouvez-vous nous expliquer ce que sont ces « Machines de villes » ? 

Nos machines de spectacle ont la capacité de changer de statut, passant à celui de Machines de Villes.

Une machine de spectacle joue sur sa capacité à émouvoir sur un temps court.

Les clés de ce langage sont la mise en scène, le mouvement, les effets et la musique. Nous considérons alors la Machine comme une scène dont la ville devient l’écrin.

Nous sommes plongés dans un univers qui transforme les places et les rues en un monde onirique.

 

La compagnie développe un travail de recherche sur des projets qui ont pour vocation d’accompagner des projets urbains. C’est le cas par exemple du manège carré Sénart, du projet des Machines de l’Île de Nantes, du projet calaisien, Toulousain ou encore du projet des animaux de la place à La Roche-sur-Yon.

Une machine de ville a pour ambition d’accompagner le développement urbain. De renforcer l’attractivité de villes ou quartiers, en enrichissant l’offre touristique et culturelle. Créer par la présence de ces gigantesques architectures en mouvement des perturbations émotionnelles consiste à faire des centres villes de demain des lieux à vivre, de rencontres et d’enchantement que l’on a envie de pratiquer.

 

 

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