Coup de Cœur : Sur Facebook, on récolte ce qu’on s’aime !

Divers

30/07/2020|Bélinda Ibrahim

Les plateformes en ligne sont apparemment devenues des sites de rencontres. On se croise sur un statut, anodin en apparence, histoire de participer à ces challenges qui poussent partout, afin de « remplir l’espace virtuel avec de la culture et de la beauté » pour fuir le monde réel et sa noirceur. S’ensuivent, selon le potentiel de fascination v/s séduction, des échanges en privé. Les « like » des deux protagonistes commencent à pleuvoir à chaque statut posté par l’un et l’autre. Ceci remplace ce qu’on appelle généralement les préliminaires. On s’épanche plus facilement, on se met des cœurs, on commente librement, on est empathique, concerné, on ne s’en cache pas. Pareil sur Instagram. Arrive un moment où la relation dans la vraie vie s’enclenche. Mais curieusement, on choisit à ce moment de se soustraire aux yeux du monde. Même si l’on a fait le choix de partager le même enfer, ensemble, en optant sciemment pour une destination géographique peu enviable, par amour. Oui, l’amour donne des ailes, et les frustrations ne sont-elles pas le carburant des passions ? Affronter ensemble les coupures de courant, pourvu que les autres (les jaloux ?) ne soient pas au courant de cette idylle qui se vit en douce. Pourtant, leurs yeux parés d’une étincelle nouvelle les trahissent. Leur joie de vivre aussi, peu importe les écueils que leur inflige un pays qui part en vrille. Les amoureux n’ont pas besoin de patrie, ils planent, ils sont en apesanteur, ils habitent un nuage. C’est la version 2.0 de Roméo et Juliette, avec un happy ending. Celle d’une matière grise conséquente qui a été éblouie par la sensibilité et la beauté d’une écorchée vive et réciproquement. Tous deux colmatent leurs blessures d’amour, d’amour-propre, de vie tout court, et se réparent. En cachette. « La vraie maison de l’amour est toujours une cachette » avait si bien dit Romain Gary. À raison. Sauf que ces deux tourtereaux sont- théoriquement- libres si l’on se réfère à leur état civil. Et puis, élément important, vous aviez assisté à leur tout premier contact virtuel, du temps où vous jouissiez d’une amitié réelle et bienveillante- même si vous communiquiez rarement ces dernières années -, avec une des deux parties, dans ce qu’on appelle la vraie vie. Et que forte de votre profonde connaissance de cet être, vous aviez très vite compris qu’un amour était sur le point de naître, et que ceci vous faisait, au fin fond de votre cœur, énormément plaisir. Mais curieusement, cette personne amie a fini par déserter votre page, en dépit de quelques échanges sur la situation du pays, toujours initiés par vous. La reine de cœur, elle, s’était braquée lorsqu’un jour vous lui avez spontanément dit, dans un élan de grande sincérité et d’affection que vous étiez heureuse de savoir qu’elle comptait parmi ses amis, cette personne merveilleuse à laquelle vous portiez une grande estime. Elle avait marqué un temps d’arrêt avant de répondre, sur la défensive, que c’était juste une « simple amitié ». Et puis, silence radio. 
C’est en somme l’histoire d’un amour caché qui force le respect (après tout chacun fait de sa vie ce qu’il souhaite) que vous aviez percé à vif, votre sixième sens étant plus aiguisé que les cinq premiers. Sans Facebook, beaucoup d’histoires d’amour n’auraient sans doute jamais vu le jour, beaucoup d’amitiés non plus, devenues par la suite solides comme un roc. 
Et même s’il y a eu un lot conséquent de désillusions pour certains, l’apport positif l’emporte largement sur le négatif. 
Pour finir, un toast à l’intention d’un homme et d’une femme, à qui le bonheur d’aimer va comme un gant, s’impose.
Ainsi vont les (belles) choses de la vie… Chabadabada…Cheers !

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