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Tant qu’on aura tout cet amour

02/10/2020|Gisèle Kayata Eid

Comment qualifier le brillant concert caritatif « Unis pour le Liban, concocté par Ibrahim Maalouf, en direct de l’Olympia de Paris ?

Une grande récréation dans le triste quotidien libanais ?

Une bouffée d’air frais ? D’espoir ? De reconnaissance ?

Une soudaine envie de danser à nouveau ?

C’est tout ça et tellement plus. 

 

C’est le cœur qui chavire avec ses grandes et brillantes stars de la télé mobilisés pour parler de nous et en notre nom : Naguy (et son appel incessant au don), Elise Lucet et Léa Salamé en direct de Beyrouth (et ce durant toute la journée sur France 2). 

 

C’est le fleuron de nos artistes sur le prestigieux podium de l’Olympia : Ibrahim Maalouf, Abdel Rahman el Bacha, Hiba Tawaji, Khaled Mouzannar, Oussama el Rahbani, Astrig Siranossian … 

 

C’est tant de grands noms qui chantent le Liban avec notre cèdre en médaillon sur l’écran: Sting, Mika, Khaled, Yannick Noah. Tant d’artistes, grands amis de longue date qui ont offert leurs mots et leur musique à Beyrouth : Grand corps malade, Adamo, Laurent Pagny, Bernard Lavilliers, et même Patrick Bruel à qui on avait interdit pourtant, il y a quelques années, les planches libanaises. 

 

Tous ces chanteurs, compositeurs, interprètes, tous ces talents, ces musiciens, ces choristes, France 2, France Inter (et Radio-France) et toutes les équipes des télévisions françaises, la SACEM, l’Unesco, les sponsors (Gilbert et Marie Rose Chaghoury, CMA-CGM)… Cela fait beaucoup de monde. Beaucoup de célébrités. Beaucoup de travail. Beaucoup de coordination. Beaucoup de frais. Beaucoup de logistique… Mais surtout beaucoup d’engagement, d’empathie, de solidarité pour un pays exsangue qui n’a plus à offrir que son amour pour la culture. 

 

Et c’est en retour de cet amour pour la culture que toute la fine fleur de la chanson française et tous ceux qui y travaillent ont présenté leur prestation, leur savoir-faire et leur amitié. Dans le désespoir ambiant libanais, c’est beaucoup de joie, de gratitude, d’émotion et de fierté.  

 

Et si les cèdres parlent français, comme le chante Ycare, les Français dans ce superbe concert (sous la houlette de notre célèbre trompettiste Ibrahim Maalouf), notre « grande sœur, la France a envoyé aux Libanais bien plus que de la sympathie et de la solidarité, elle leur a dit en chansons et en musique qu’entre la France et le Liban, et n’en déplaise à ceux qui ne veulent voir que du noir, il y a une longue histoire d’amour qui n’est pas prête de se terminer et qu’avec ça, le Liban ne pourrait mourir.   

 

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