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Le patrimoine culturel immatériel du monde arabe sur la liste de l’UNESCO

08/12/2022|Emma Moschkowitz

Jeudi 1er décembre, le comité de l’UNESCO, présidé par le Maroc, a rendu publique la liste 2022 des nouvelles inscriptions au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Ce sont donc 48 spécialités, parmi 56 candidatures, qui sont désormais considérées comme faisant partie intégrante du patrimoine mondial, qui “contribuent au dialogue interculturel” et qui “favorisent le respect mutuel des autres modes de vie” comme le définit le site internet de l’UNESCO. 

 

Face à une mondialisation toujours plus croissante, la reconnaissance des spécificités nationales et/ou régionales relève d’une convention adoptée en 2003 par 180 pays pour la sauvegarde des connaissances et du savoir-faire nécessaires à l’artisanat traditionnel. Cette liste, qui cumule aujourd’hui 678 éléments de 140 pays, récompense les “pratiques culturelles transmises de génération en génération, comme les traditions orales, les arts du spectacle, les pratiques sociales, rituels et événements festifs ou encore les connaissances et pratiques concernant la nature et l’univers”. 

 

De la baguette française au rhum cubain en passant par l’ortéké kazakh ou encore le kun bokator cambodgien, ce sont 61 pays qui ont été récompensés cette année, parmi lesquels 20 pays du monde arabe. 

On retrouve ainsi le talli, broderie traditionnelle émirati, portée tout particulièrement pendant les fêtes religieuses ou dans les mariages ; mais aussi le khanjar, costume traditionnel porté par les Omanais pendant les événements nationaux et religieux ; ainsi que la harissa tunisienne ; et le mansaf jordanien, plat de fête constitué de viande de mouton ou de chèvre, de riz et d’une sauce au yaourt. 

 

La fabrication et la pratique du oud, candidature déposée par la Syrie et l’Iran, fait désormais aussi partie de cette liste, tout comme les connaissances et les pratiques liées à la culture du café Khawlani, défendu par l’Arabie Saoudite, ou encore l’Alheda’a, une forme d’expression polyphonique orale, accompagnée de gestes ou de mélodies jouées sur des instruments par les éleveurs saoudiens, omanais et émiratis pour communiquer avec leurs dromadaires.

 

Deux fêtes traditionnelles du monde arabe rejoignent également la liste : la Yalda (ou Chella) iranienne et afghane, qui célèbre le soleil et la chaleur de la vie, ainsi que les festivités associées au voyage de la Sainte Famille en Égypte, qui commémorent leur fuite de Bethléem jusqu’en Égypte afin d’échapper à l’oppression du roi Hérode. 

 

Il faut encore ajouter à cette liste les connaissances, savoir-faire, traditions et pratiques associées au palmier dattier, spécificité attribuée à quinze pays de la région (les Émirats arabes unis, Bahreïn, l’Égypte, l’Irak la Jordanie, le Koweït, la Mauritanie, le Maroc, Oman, la Palestine, le Qatar, l’Arabie saoudite, le Soudan, la Tunisie et le Yémen). 

 

Enfin, le raï entre au patrimoine culturel immatériel de l’UNESCO. Proposé par l’Algérie, ce style de musique si populaire dans les années 1990 et porté par Cheb Khaled ou Cheikha Rimitti, voit tout de même sa paternité disputée : en effet, selon différentes sources dont le journal Le Monde, le Maroc, grand rival politique de l’Algérie, regrette de n’avoir pas pu défendre ce dossier, dont il revendique les origines. 

 

Photo : © Institut National du Patrimoine (INP), Tunisie, 2020

 

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