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BLIND DATE 2.0

Art

Du 13/03/2024 à 19:00 jusqu'au 27/07/2024 à 19:00

Après la première édition de BLIND DATE en 2017 nous organisons à nouveau une exposition d’artistes qui ne font pas partie de notre programme, invitant cinq jeunes femmes qui ne se connaissent pas à un Rendez-Vous surprise. Ces cinq jeunes artistes ont toutes des liens avec le monde arabophone, et présentent leur travail en abordant chacune à sa manière des questions liées à leurs racines et à leur héritage culturel.

 

Alia Farid (*1985 à Koweït City, Koweït, vit et travaille au Koweït et à Porto Rico) est une cinéaste et sculpteur dont le travail traite d´histoires quasi-inconnues, souvent délibérément effacées. Chibayish (2023) est un film enregistré à la confluence du Tigre et de l’Euphrate où les habitants, tous et toutes des enfants, jouent dans un marais dévasté par les infrastructures pétrolières et les déchets industriels. Chibayish fait partie d'un ensemble plus vaste d'œuvres que Farid développe depuis 2018, et qui traite de l'impact des industries extractives sur le tissu écologique et social du sud de l'Irak et du Koweït, où l’eau disparait et les terres se dessèchent. Abordant simultanément des thèmes liés à l’identité culturelle, à l'histoire, au colonialisme et au droit du sol, les tapisseries de Farid explorent les histoires oubliées de la migration arabe et sud-asiatique vers l’Amérique latine et les Caraïbes, ainsi que le mouvement de solidarité palestino-portoricain. Les broderies sur des couvertures en laine sont réalisées par des femmes au sud de l´Irak utilisant des techniques artisanales traditionnelles et une palette bigarrée. Ignorant la perspective, elles illustrent avec des images presque naïves des histoires d'immigration documentées dans des archives familiales, dans l'histoire urbaine, ou bien dans des photographies et autres souvenirs trouvés par l'artiste.

 

Daniele Genadry (*1980 à Baltimore, États-Unis, vit et travaille à Paris, France et Beyrouth, Liban) est peintre et photographe. La lumière est au centre de son travail, et elle utilise des photographies surexposées de paysages comme point de départ de ses peintures. L’abstraction du paysage photographié est revisitée en peinture hyperréaliste, souvent pointilliste dans des teintes pastelles. Mêlant des roses en transparence pour former une nature immaculée, ses peintures semblent capturer des paysages éphémères dans la sérénité de l'aube ou du crépuscule. Il lui arrive d´ajouter des éléments architecturaux en blancs en avant plan de structures géométriques qui masquent et contrastent avec une nature organique, infinie, et silencieuse. Les réinterprétations peintes des photos originales montrent presque les pixels des impressions, mais plutôt que de capturer la lumière, les œuvres semblent la produire, invitant le spectateur à entrer dans des atmosphères monochromes aux perspectives luminescentes. 

 

Tala Worrell (*1991 à New York, États-Unis, vit et travaille à Los Angeles, États-Unis) est une peintre libano-américaine qui a grandi à Abu Dhabi. À travers ses peintures abstraites et gestuelles, elle négocie les relations entre différentes parties d'elle-même : "l'Orient et l'Occident, le religieux et le laïque, le familial et l'individuel, et le psychologique et le somatique". Worrell utilise l'intensité de la vie quotidienne et l'impact du bruit et des images qui l’entourent pour produire des peintures non-figuratives : son travail porte sur des formes et des couleurs qui réinterprètent les sentiments provoqués par les confrontations de tous les jours. Utilisant tout ce qui lui tombe sous la main, elle peint des champs de couleurs intenses, sur lesquelles elle ajoute et coule des laques, des graines de chia, de la farine, de la dentelle, ou tout autre matériau qui lui permet d'exprimer ses sentiments profonds.

 

Bayan Kiwan (*1995 à Amman, Jordanie, vit et travaille à Amman , Jordanie et à New York,USA) est une peintre palestino-jordanienne qui questionne la société dans laquelle elle est née et a grandi, ses amis, sa famille, les activités quotidiennes avec les copains, ou bien le lieu où elle vit. Dans cette même quête, ses peintures sont des explorations de la sociabilité privée et de l’intimité des femmes. En tant que telles, ses œuvres figuratives racontent des histoires de proches, des histoires de réunions amicales, d'intérieurs, de vivre-ensemble dans un style contemporain de peinture de genre. Son expérimentation avec la perspective lui permet de peindre des toiles de grand format, où les corps surtout féminins sont représentés au grand angulaire leur donnant une presence intense. En revanche, ses Cous sont une série de petites peintures expressives qu'elle produit quotidiennement. Alors qu'elles ont émergé d'une réflexion sur les dangers extrêmes et le désir, elles mettent en lumière la fragilité de ce lien crucial entre la tête et le corps. 

 

Farah Al Qasimi (*1991 à Abu Dhabi, Émirats arabes unis, vit et travaille à New York, États-Unis) Dans son travail multimédia, Al Qasimi s'intéresse aux structures post-coloniales liée au pouvoir, au genre, et à l'esthétique prédominante dans le Golfe. A mi-chemin entre la documentation et la fiction, ses photographies, films et performances racontent souvent avec beaucoup d´humour des histoires qui peuvent sembler à prime abord métaphoriques ou banales. Nous montrons dans son espace un papier peint d´un lieu urbain, publique, triste, sur lequel joue un film sur grand écran télévisé, et des photographies qui s'inspirent de la version cinématographique japonaise de 1975 de La Petite Sirène, basée sur l'histoire originale de Hans Christian Andersen. Apparaissant joyeusement pop à première vue, les œuvres abordent souvent des thèmes plus sombres, qui remettent en question le commerce mondial, le consumérisme, le désir et les dangers pour l’environnement. En juxtaposant des sociétés et des cultures contrastées, elles capturent la vie quotidienne vue à travers le prisme de multiples crises interconnectées, qu'il s'agisse d'isolement, de confinements, de désertification, de dessalement ou d’accès à l’eau.

 

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