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Festival du tango à Beyrouth : le bal est ouvert !

Le Festival international de tango de Beyrouth a lancé le coup d’envoi de sa huitième édition hier soir au théâtre The Palace du centre Aresco à Hamra. Mazen Kiwan, fondateur et organisateur de l’évènement, y a présenté un spectacle d’ouverture époustouflant en réunissant sur scène des artistes des quatre coins du monde, aux confins de l’Orient et de l’Occident.

Envoutant. Fluide. Sexy. Subjuguant. Entrainant. Energique. Intense. Chaleureux. Les quelque 300 spectateurs du concert d’ouverture de la huitième édition du Festival international de tango de Beyrouth n’étaient pas avares en compliment hier soir, à la sortie du spectacle, pour qualifier la prestation des musiciens, chanteurs et danseurs venus de Grèce, d’Argentine, d’Italie et du Liban. ‘‘C’était absolument super, lance Diana, c’est la première fois que j’assiste à ce festival, j’y reviendrai l’année prochaine avec certitude. La musique, la performance des artistes, tout était surprenant’’. ‘‘J’ai adoré ! J’adore le tango, le show était très bien’’, confirme Ramzi, son ami. ‘‘C’était très sympa, renchérit Souha. Ce que j’ai beaucoup aimé, c’est la fusion entre l’Orient et le tango, on sent que l’on partage la même âme’’.

Le génie de Mazen Kiwan, c’est effectivement d’être parvenu à allier avec brio les influences du tango à celles de l’Orient. Le joueur d’oud libanais Ziyad Sahhab, accompagné de ses musiciens, ont interprété, en collaboration avec Lysandre Donoso, un des meilleurs joueurs argentins de bandonéon - instrument de musique à vent et à clavier d’Allemagne -, des chansons arabes, inspirés de l’intensité de la musique suave du tango. Ils ont joué des standards comme ‘Ya Zahratan Fi Khayali’ de Farid el-Atrach ou encore ‘Donne-moi la flûte et chante’ de Gibran Khalil Gibran, composé par Najib Hankash. Sur scène, avec l’orchestre en fond, les deux très talentueuses chanteuses Deborah Russe, décrite par la presse internationale comme ’‘l’âme du tango argentin’’ et Hanine Abou Chakra, légende du monde artistique libanais et invitée surprise de cette soirée d’ouverture, ont ainsi mêlé leurs voix, respectivement en arabe et en espagnol, tout en présentant une sorte de dialogue corporel avec les trois couples de danseurs qui se succédaient sur scène. Le résultat était transcendant.

‘‘Avant d’en connaître quoi que ce soit, le tango reste quelque chose de très attirant, décrypte Mazen Kiwan. C’est la passion, l’amour. La musique mêle drame et joie avec, toujours, une grande marge où chacun retrouve le mystère, l’élégance et la galanterie. Le tango, c’est en quelque sorte le besoin de retrouver les valeurs de respect mutuel entre l’homme et la femme, c’est l’étreinte qui offre une thérapie autopilote. Il nous apprend à vivre le moment présent, comme une méditation active’’. En l’espace de huit ans, le danseur chorégraphe libanais Mazen Kiwan a converti nombre de nos compatriotes au tango. Il a fait de la discipline un art dans la région. En 2009, lors de la première édition du festival, il avait attiré 250 personnes dont 45 étrangers de 12 nationalités différentes. En 2012, ils étaient plus de 500 de 34 nationalités à participer à son festival. Cette année, le succès semble de nouveau assuré. Alors ne manquez pas le rendez-vous.

Ce soir, le concert d’ouverture se rejoue au théâtre Palace du centre Aresco à Hamra et ouvre la voie à une série d’ateliers et de bals qui se tiendront jusqu’au 10 mai. A bon entendeur !

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