La guitare et la danse de Paco Peña

Le spectacle de flamenco de la Paco Peña Dance Company ouvre la 19e édition du Festival al-Bustan les 21 et 23 février à l’Hôtel al-Bustan. Paco Peña, fondateur de la compagnie et célèbre guitariste espagnol, répond à nos questions.


Quel rôle la guitare joue-t-elle dans votre vie ?
Depuis mon enfance, lorsque j’ai découvert que jouer de la guitare m’aidait à établir des relations sociales et à me faire des amis, cet instrument a été le centre de ma vie : mon gagne-pain, le moyen de rencontrer tous les amis que je me suis fait, l’occasion de visiter tant d’endroits merveilleux… une source d’inspiration, de réflexion sur les belles choses et les sentiments. Réellement, le centre de ma vie.

Comment le public britannique vous a-t-il accueilli quand vous vous êtes installé à Londres dans les années soixante ?
Quand j’ai visité Londres, j’y ai découvert un lieu vivant, regorgeant d’activité musicale et, étonnamment pour ma compréhension d’alors, la guitare espagnole y était très populaire, parmi d’autres types de musique incluant la guitare. C’était une révélation qui a inspiré ma décision de me baser finalement dans cette ville.

Quel effet cela fait de participer à un concert avec des artistes comme Jimi Hendrix ?
J’étais très jeune à l’époque. J’étais conscient d’être en présence d’un grand homme, très charismatique, un artiste extraordinaire. Cela apprend l’humilité ; mais c’était génial d’être là et de partager la scène avec des musiciens aussi importants. J’appréciais le fait que le flamenco ait atteint un statut aussi élevé et je me sentais privilégié de faire partie du phénomène.

Vous avez donné des concerts dans des salles importantes. Quel est votre meilleur souvenir ?
Le concert au Royal Festival Hall à Londres était très spécial, de même que mes débuts au Wigmore Hall, également à Londres. Je me suis produit par la suite dans d’autres lieux, comme le Carnegie Hall à New York, l’Opéra de Sydney situé dans le superbe port de la ville, ou la non moins superbe mosquée/cathédrale dans ma ville natale, Cordoue, qui est un lieu réellement enchanteur.

Vous avez fondé le Festival de guitare de Cordoue. Qu’a apporté cet événement à la scène culturelle en Espagne ?
Je dois vous rappeler que je suis originaire de Cordoue, en Espagne, où le Festival a lieu. Je dois dire qu’il a ajouté beaucoup de substance à la vie cultuelle de la ville. Il a aussi beaucoup aidé à attirer l’attention internationale sur Cordoue comme un centre pour le flamenco et la guitare. Mais apparemment nous avons peut-être encore beaucoup à faire pour établir une notoriété.

Ceci est votre quatrième participation au Festival al-Bustan. Un commentaire ?
J’ai adoré venir à chaque fois ! Initialement, c’était une expédition de découverte, mais j’ai trouvé une atmosphère unique, chaleureuse et amicale ainsi qu’une disposition à apprécier la musique dans le cadre de différentes manifestations. Il en a été ainsi à chaque visite, et je suis reconnaissant et ravi d’être à nouveau invité. Le spectacle est différent cette fois-ci, mêlé à de la musique vénézuélienne d’une manière intéressante qui, j’espère, sera appréciée par le public du Festival.

Propos recueillis par Grace Barmaki

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