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Le père Khalil Rahmé et la passion de l'orgue

A l'occasion de la Semaine de l'orgue au Liban, qui se déroule du 31 janvier au 7 février, le père Khalil Rahmé, instigateur majeur de l'évènement, nous parle de cet instrument et de l'intérêt pour le Liban d'accueillir un tel festival.


A qui s’adresse ce festival ?
Ce festival s'adresse à tout le monde, amateur ou professionnel, musicien ou mélomane. Chaque personne curieuse de découvrir l'orgue ou tout simplement d'écouter de la "bonne musique". Le programme est accessible à tous.

Qu’est-ce qui vous a donné l’idée de réaliser cette semaine ?
Cela a toujours été un but, un rêve, celui de promouvoir l'orgue. Nous avons besoin de diffuser la culture de l'orgue et d'initier les gens à cet instrument. Nous avons quelques orgues au Liban, mais malheureusement ce n'est pas très connu. Pour certains l'orgue est synonyme d'un clavier électrique mais, en réalité, il s'agit d'un instrument assez majestueux ! Il serait plus intéressant d'utiliser l'orgue plus souvent dans les cérémonies religieuses. Etant donné que je suis organiste, j'ai toujours pensé à créer un festival qui le mettrait en valeur. En essayant d'arriver à ces buts, une coïncidence a eu lieu: la rencontre avec le frère Riccardo Ceriani, fondateur du Festival de l'orgue de la Terre Sainte. Ce dernier cherchait une possibilité de concert d'orgue au Liban et voilà comment les choses ont commencé à s'établir. L'idée de la Semaine de l'orgue au Liban a donc vu le jour par une collaboration avec le Terra Sancta Organ Festival.

Pourquoi ce format de cinq concerts en une semaine ?
Nous aurons cinq concerts car cinq orgues ont été restaurés récemment par Saverio Anselmi Tamburini, fabricant d'orgue italien. D'autre part, l'Institut français et l'Institut culturel italien ont collaboré à cette semaine, et nous accueillons de ce fait deux organistes d'Italie et deux autres venant de France, dont le Libanais Naji Hakim. Ce dernier donnera deux concerts, un en solo le 6 février et un second avec des musiciens de l'Orchestre philharmonique libanais, lors de la soirée de clôture de cette première édition.

Qu’attendez-vous de cette première édition ?
Outre diffuser la culture de l'orgue au Liban et participer à former des organistes libanais, nous espérons pouvoir rénover d'autres orgues notamment à l'Eglise Saint Joseph à Monot et à la cathédrale Saint Louis des Capucins. Ainsi, l'orgue sera de plus en plus pris en considération.

Combien d’orgues existent au Liban ? Et où se trouvent-ils ?
Nous espérons voir ceux de Saint Louis des Capucins et de Saint Joseph Monot bientôt restaurés pour ainsi arriver à dix instruments. Les orgues actuels se trouvent au couvent Notre Dame de Louaizé à Zouk Mosbeh, au couvent Saint Elie du Sanctuaire de l'Enfant Jésus de Prague à Maaysrah, au collège des Frères à Deddeh, et à Beyrouth on les trouve à la Basilique Notre Dame de la Médaille miraculeuse à Achrafieh, au collège du Sacré Coeur à Gemmayzeh, à la National Evangelic Church à Riad El Solh, à l'Assembly Hall de l'AUB, et à l'Eglise franciscaine de Hamra.

Quel rapport entretiennent les Libanais à l’orgue d'après votre expérience ?
Pour certains, cet instrument est signe de musique sacrée, ou représente la chrétienté. Alors que d'autres ignorent l'orgue et son répertoire.

Quels sont vos projets futurs pour continuer à faire avancer la (re)connaissance de cet instrument au Liban ?
L'objectif principal est la remise en état des orgues à tuyaux. Puis viennent le recrutement d'élèves, futurs organistes, voire même l'établissement d'une école d'orgue, pour que cet instrument soit joué plus fréquemment. Ainsi que l'augmentation des masterclass. Enfin, continuer et faire évoluer ce festival !

> Consultez le programme de la Semaine de l’orgue au Liban en cliquant ici

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