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Le concerto pour piano et orchestre de Naji Hakim porté sur les fonds baptismaux à la cathédrale Saint Georges des Maronites

Anne Bompas Jabbour, clarinettiste vivant au Liban et collaborant occasionnellement avec l’Orchestre philarmonique libanais, a souhaité apporter son point de vue de musicienne au concerto n°1 pour piano de Naji Hakim qui a été créé en première mondiale dans le cadre du festival Beirut Chants à Beyrouth.

La dernière création du célèbre compositeur et organiste de renommée internationale a été intronisée à la fois sous le patronage du Centre du patrimoine musical libanais et Beirut Chants. Ce concerto en trois mouvements a été interprété par Claire Foison, la talentueuse pianiste française et l’Orchestre philarmonique du Liban dirigés par le jeune et brillant chef d’orchestre italien Francesco Lanzillota.


Une œuvre magistrale et universelle
Dans le premier mouvement, le compositeur pose sa signature ; les formes anciennes dans des motifs courts côtoyant les sonorités orientales et les thèmes rythmiques empruntés à la valse se juxtaposent en un édifice sonore simple et complexe, à la fois dans un dialogue brillant et enlevé, entre le piano, les vents et l’orchestre.

Tendresse/intériorité et clairs obscurs
Jeu d’ombres qui tendent vers la lumière, le deuxième mouvement contraste sobrement en débutant par une mélodie simple et épurée dans un mouvement lent. Claire Foison y a déployé à la perfection toute la tendresse, transparente et cristalline d’un legato sans fin. Un moment de grâce, magique subtilement porté avec l’orchestre, avant d’amorcer un retour aux tempos rapides ponctués par les percussions et le martèlement des basses du piano.

Poésie et apothéose
Brillance et énergie pour le final en forme de rondo. Le compositeur utilise dans un flot de variations, de tempos. L’orchestration est dense, frénétique, haute en couleurs rehaussée par les percussions et le piano dans un vaste tourbillon, comme une ode à la vie.

En préambule au concerto de Naji Hakim, la première partie du concert a donné le ton par l’Italienne à Alger de Rossini, suivi de la symphonie no1 de Beethoven. Un tour de force réussi avec panache par Francesco Lanzillota, et l’Orchestre philarmonique du Liban, qui a su unir un répertoire à la fois classique et avant-gardiste.

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