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Aleph et son ‘‘piano de l’Orient’’ à l’Olympia à Paris

Pianiste, compositeur, chef d’entreprise, spécialiste du dialogue musical des cultures, alliant avec bonheur l’oriental, le flamenco, le jazz, le tango, Aleph se produit pour la première fois dans la mythique salle de l’Olympia à Paris le 28 mai. A quelques jours de cette importante échéance, il revient sur son parcours.


On vous appelle le ‘’piano de l’Orient’’. D’où vous vient ce surnom ?
Aleph, mon nom de scène, est la première lettre de l'alphabet arabe. C'est aussi la première lettre de mon nom de famille qui est Abi Saad. Comme tout cela sonne oriental et qu'il y a toujours une touche ou plus, d'oriental dans mon style et mon doigté de pianiste, cela sonnait bien, surtout à l’étranger, notamment en Europe et aux Etats-Unis.

Qu’allez-vous jouer à l’Olympia le 28 mai ?
Pour ce concert, j’ai choisi six compositions extraites de l’album enregistré au Musigrama en Espagne et que je lance, par la même occasion. J’ai, plusieurs "guest artists" - Dia à la voix jazzy et chaude qui partagera avec moi la scène, dans des chansons de Brel, revisitées, du jazz manouche, le tout bien sûr avec une touche orientale. Il y aura également Yasmina et sa voix sentimentale, avec le groupe Orient Andalou qui reprendra des grands standards de Sabah et Oum Koulsoum en version flamenco. Il y aura également des thèmes de falsetta par Ramzi Abou Kamel, guitariste et arrangeur du groupe L'Orient andalou. Bref, un grand mariage multiculturel ! Sans compter bien sûr en première partie, l’excellent Marc Hatem que le public connaît bien grâce à The Voice.

Serez-vous entouré de vos instrumentistes habituels ?
Des musiciens de plusieurs pays et de différentes cultures musicales seront présents, parmi eux de talentueux éléments de 8e art qui sont à mes côtés depuis 10 ans : Labex à la basse, Kanj au qanoun, Raed au nay, Gas à la batterie, Ramzi à la guitare, Elias Al Rahbany a la guitare électrique, et Charley aux percussion orientales.
Il y aura également des artistes avec lesquels je collabore depuis 2014 et qui ont tenu un rôle essentiel dans l’élaboration de l’album, grâce à leur virtuosité et leur musicalité : Diego Galaz au violon et à la scie musicale, Antonio Serrano à l' harmonica, Bandolero au Cajon et Yelsy Herdia a la contrebasse.
Vous imaginez, avec tous ces mélanges combien le concert va être riche et émouvant, ceci sans compter les surprises que je réserve au public !

Pensez-vous que votre musique puisse parler de notre pays à l’étranger ?
Cette question me fait penser à notre langue de tous les jours ; nous mélangeons sans cesse et dans une même phrase, l’arabe, le français, l’anglais.. Ma musique est également un mélange d’un grand nombre de de styles différents. J’ai baigné dans plusieurs genres musicaux, mais les racines étaient orientales. Ma musique parle donc très bien du cosmopolitisme de mes compatriotes, mettant en valeur nos moments de peine et notre joie de vivre, notre énergie et notre modernisme sans jamais renoncer à notre d'authenticité.

Propos recueillis par Zeina Saleh Kayali


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Concert le samedi 28 mai 2016 à 20h30 à l’Olympia

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