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Figures musicales du Liban

Dans la continuité de son travail de valorisation du patrimoine musical libanais, Zeina Saleh Kayali publie les quatre premiers volumes de ‘Figures musicales du Liban’ aux éditions Geuthner à Paris. A quelques jours de la signature des ouvrages à Beyrouth, elle répond aux questions de l’Agenda Culturel.


Vous nous revenez avec quatre ouvrages ! De quoi s’agit-il ?
C’est une collection intitulée ‘Figures musicales du Liban’. Ce sont les quatre premiers-nés et j’espère qu’il y en aura encore beaucoup d’autres. Il s’agit de biographies concernant quatre grands compositeurs libanais vivant en France : Bechara El-Khoury, Naji Hakim, Zad Moultaka et Gabriel Yared. Très différents par la personnalité et le langage musical, ils ont en commun d’être nés au Liban, d’y avoir fait leurs premiers pas musicaux, puis d’avoir gagné la France pour se perfectionner et d’y avoir accompli de très belles carrières.

Comment se présentent les ouvrages ?
Toujours selon un même plan en deux grandes parties : la vie et l’œuvre. Dans la partie ‘’vie’’, une bonne part est donnée à l’enfance, l’adolescence, le milieu familial, les premiers chocs musicaux, les études, etc. Dans la partie ’’œuvre’’, certaines des grandes pièces du compositeur sont analysées. Puis viennent le catalogue complet, la discographie et un abécédaire.

Mais comment écouter la musique de ces compositeurs ?
Eh bien justement, à la fin de chaque ouvrage, vous trouverez une clé usb contenant entre deux heures et cinq heures de musique, selon le compositeur !

Quelles ont été vos sources ?
Comme vous le savez sans doute, les sources écrites pour la musique savante libanaise sont très rares. La source principale de ces ouvrages a été des entretiens. Avec les compositeurs eux-mêmes bien sûr, mais aussi avec leurs familles (les sœurs de Gabriel Yared, la maman de Zad Moultaka, l’épouse de Naji Hakim) ou bien avec des personnes de leur entourage professionnel (le professeur de musique de Bechara el-Khoury, son éditeur, les administrateurs d’orchestres qui ont créé ses œuvres, l’éditrice de Zad Moultaka, des chefs d’orchestre qui ont créé ses œuvres, etc.). Ce travail d’enquête sur le terrain me semble essentiel, car il est le premier pas vers la constitution de véritables sources écrites.

Qui sont les prochaines figures musicales ?
Je vais me concentrer sur certains compositeurs disparus, dont les familles ont déposé des archives au Centre du patrimoine musical libanais (CPML-espace Robert Matta). Il est important de donner un coup de projecteur à ces artistes, parfois oubliés et qui ont été fondateurs dans la construction du Liban. Il est aussi essentiel de remercier les familles qui font confiance au CPML en y déposant ces trésors. Et bien sûr, il faut encourager ceux qui ne l’ont pas encore fait à effectuer cette démarche indipensable !

> L’Agenda Culture organise une rencontre-dédicace avec l’auteure Zeina Saleh Kayali le jeudi 26 janvier 2017 à 18h00. Pour en savoir plus et pour vous inscrire, cliquez ici

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