Brasiliban, un petit bout du Brésil au Liban

Le centre culturel brésilien, Brasiliban, a ouvert ses portes à Beyrouth en 2011. Il diffuse, depuis, la culture brésilienne au Liban à travers des activités variées. La directrice, Najua Kamel Bazzi, nous parle du centre et de sa programmation.


Pourquoi un centre culturel libano-brésilien au Liban ?
Notre centre a été créé dans le cadre de notre Diplomatie culturelle pour diffuser la langue portugaise et la culture brésilienne, et ainsi renforcer les liens entre les deux pays. C'est un petit bout du Brésil au Liban où les Libanais peuvent se familiariser avec notre culture à travers les activités que nous promouvons, mais aussi qui permet aux Brésiliens vivant au Liban de garder des liens avec leur patrie.

Quelles sont les principales activités de Brasiliban ?
Notre programme culturel est riche. Nous célébrons le carnaval le vendredi 10 mars à 20h00 et il est ouvert au public. Nous proposons aussi durant l’année des activités en relation avec la gastronomie, l’art, des ateliers de photographie, de danse, de capoeira, de divertissement pour enfants, un festival de films et bien plus encore.

Parlez-nous de l’importance du carnaval au Brésil.
Le besoin de construire une identité est inhérent à l'être humain, il s’agit d’un mécanisme fédérateur d’une nation autour de sentiments communs, d’un désir, d’une culture. Le carnaval est la plus grande fête du Brésil, c’est un élément dont l’importance est indéniable à la construction d’une identité brésilienne, un rituel national qui unit tout le monde et qui met en valeur notre culture à l'échelle internationale.

Croyez-vous que le Liban et le Brésil se ressemblent ?
Oui. Tout d'abord, les liens historiques entre les deux pays remontent à 1876 lorsque notre empereur D. Peter a visité le Liban marquant le début d'une longue amitié. Il y a plus de 7 millions de descendants libanais vivant au Brésil, et il est notoire combien ces Libanais ont contribué à la formation de notre pays. Le Brésil est un ‘melting-pot’ culturel, l’empreinte libanaise est perceptible dans la gastronomie, les affaires, la littérature, et même dans le vocabulaire. Je pense que les deux cultures ont surtout en commun l'esprit de fête, la joie de vivre, l'appréciation des bons moments, la valeur de l'amitié, le charisme et la résilience du peuple.

Qui sont ces Libanais qui suivent des cours de portugais au centre ?
La tranche d’âge de nos étudiants va de 6 ans à l’âge adulte et les raisons qui les poussent à apprendre le portugais sont nombreuses - certains pour des raisons professionnelles, d'autres pour communiquer avec leur famille au Brésil, mais aussi des enfants dont les parents ont émigré du Brésil et souhaitent leur apprendre la langue, d'autres simplement parce qu'ils aiment notre pays et la langue est la porte principale de toute la culture.

A savoir
Rue Mar Mitr, Immeuble Trad, Achrafieh
(01) 322905

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