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Les grands hôtels

Les hôtels occupent une place de choix dans les films tournés à Beyrouth, surtout par les cinéastes européens. Rien de surprenant à cela, le héros du film étant généralement un espion, un trafiquant ou un journaliste en mission au Liban, son point de chute est logiquement un hôtel, le même probablement où a logé l’équipe de tournage.


De plus les grands hôtels correspondaient à ce que le spectateur européen avait envie de voir. Les films bénéficiaient souvent de la coopération des autorités libanaises, qui y voyaient un outil de promotion touristique.

L’hôtel Phoenicia vient en tête du ‘hit-parade’ des hôtels les plus montrés à l’écran. Dans ‘Le temple de l‘amour’ (1961), on aperçoit sa silhouette en construction. Suivront, et pour ne donner que quelques exemples, ‘Echappement libre’ (1964) avec Jean-Paul Belmondo, ‘24 hours to kill’
(1965) avec Mickey Rooney, ou encore ‘Honeybaby’ (1974) avec Diana Sands, qui sont autant d'occasions d’admirer la façade de l’hôtel et ses intérieurs. En 1969, ‘Flashman’ l’homme invisible se jette même du haut du bâtiment dans la célèbre piscine pour sauver une princesse indienne des méchants qui la pourchassent. Ce qui nous permet d’apercevoir le deuxième bâtiment de l’hôtel en cours de construction !

Beaucoup moins glamour est la vision qu’en donne Volker Schlöndorff dans ‘Le Faussaire’ (1981), film se déroulant en 1976, où le Phoenicia, qui de sert quartier général aux journalistes occidentaux installés au Liban pour couvrir la guerre, est la cible de bombardements.

Autre hôtel mythique, l’Alcazar accueille David Niven, dans ‘Where the spies are’ (1965). Le film nous permet de voir l’extérieur de l’hôtel, la réception, et la vue depuis la fenêtre de la chambre du héros. Egalement dans ‘24 hours to kill’, on voit Mickey Rooney, poursuivi par des truands, courir vers l’hôtel et se réfugier au rez-de-chaussée dans la boutique des établissements Tarazi.

Dans ‘Only when I larf’ (1968), Richard Attenborough s’installe au Saint-Georges, ce qui nous offre une rare occasion de voir l’intérieur d’une chambre de cet hôtel. Dans ‘La grande sauterelle’ (1967) avec Mireille Darc, c’est à l’Excelsior que loge Hardy Kruger, ce qui est également une rare occasion de voir cet hôtel au cinéma. On le voit ensuite se rendre en voiture (oui !) au Palm Beach, autre hôtel situé dix mètres plus loin, et s’introduire par le balcon dans la chambre de son compère qu’il vient secourir.

‘Ankhen’ (1968), film indien politico-musical assez invraisemblable, nous offre un passage au Carlton, on y assiste même à une fête autour de la piscine, toutefois tournée probablement en studio.

Dans ‘Chellat al Mouchaghibin’ (1973), comédie libano-égyptienne, des artistes logés au Beaurivage quittent l’hôtel déguisés en chinois pour éviter de régler la note.

Et pour clore ce panorama, ‘La reine et moi’ (1975), petite comédie romantique avec Georgina Rizk est sans doute le seul film tourné dans l’éphémère Holiday Inn.

Lyna Yared

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