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British Council : leur vision, notre Liban

Le Liban a accueilli Graham Sheffield, directeur des arts pour le British Council, les 1 et 2 juin dernier dans le cadre du rassemblement des représentants de l’organisme dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord. La section artistique du British Council est très active au Liban et plusieurs projets et associations reçoivent son appui. L’Agenda Culturel a donc profité de l’occasion de la visite de Sheffield et de son auxiliaire régional Stephen Stenning, pour se mettre à jour sur leurs stratégies et leur vision pour la région.

C’est la seconde visite de Graham Sheffield au Liban depuis qu’il a assumé le poste de directeur des arts au British Council en mai 2011. Il est responsable de mener à bien un programme de développement artistique dans plus de 110 pays, mais il avoue se sentir particulièrement près du Liban car sa mère est d’origine franco-libanaise. ’’Il y a un certain je ne sais quoi ici, une désobéissance créative qui est très inspirante.’’

L’art forme un pilier important au sein de la mission du British Council permettant de construire une société plus forte et de développer la coopération entre les peuples. Graham perçoit son rôle comme instigateur de connections entre les acteurs culturels à travers la région du Moyen-Orient et au Royaume-Uni, et se voit gratifié lorsque le réseau s’élargit de lui-même et mène à d’autres échanges, collaborations et créations.

Aujourd’hui le British Council s’attarde davantage au travail des artistes syriens, dont beaucoup exercent au Liban. La question de leur représentation s’impose donc : promouvoir une exposition pour les artistes syriens ne limite-t-il pas les artistes à leur statut national, et fait fi de leurs qualités individuelles en tant qu’artiste à part entière ? Nous faisons référence notamment à l’exposition ‘Syria : Third Space’ ayant eu lieu en janvier 2015 à Londres et maintenant installée à Bruxelles depuis le 1er juin dernier. En l’occurrence, d’après Graham, offrir une voix aux artistes syriens et une plateforme d’expression n’implique pas nécessairement la manipulation de leur image ou leurs créations artistiques. Au contraire, rappeler le contexte dans lequel les artistes opèrent permet d’engager l’audience et d’être un catalyseur pour influencer les politiques publiques et le changement social.

Par ailleurs, le British Council est adepte de la coopération mutuelle et du bilatéralisme. ’’Nous recherchons les points chauds. Là où nous entrevoyons des situations gagnantes pour les deux côtés. J’aimerais beaucoup travailler davantage avec le Liban. Nous pensions même faire une saison dédiée aux échanges libano-britanniques, mais le défi est de trouver les partenaires sur place pour organiser de tels projets. La situation politique régionale et l’instabilité qui s’ensuit prévient l’établissement de liens durables. Une grande partie de notre travail consiste à solidifier nos partenariats existants et à renforcer les capacités des jeunes créateurs indépendants.’’

Cette ouverture vers l’échange et la coopération bilatérale semble faire appel à l’implication locale et à ce que nous voulons voir se réaliser pour le Liban. Acteurs culturels et artistes peuvent se considérer porteurs de cette opportunité et répondre activement à l’invitation.

[Photo : ‘Hand in Hand’ de Mohammad Abdulla]

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