L’Orchestre philharmonique du Liban, sous la conduite du Maestro Michel Khairallah, nous propose pour le concert du 17 février un programme où Ravel se taille la part du lion.Initialement, trois des quatre œuvres inscrites au programme étaient de Maurice Ravel : ‘Bolero’, ‘Pavane pour une infante défunte’, et ‘Ma mère l'oye’. Khairallah a préféré remettre à plus tard l’exécution de cette dernière œuvre qui sera remplacée par ‘La Pavane’ de Gabriel Fauré qui sera jouée en premier. Quant à la quatrième œuvre il s’agit d’un poème symphonique composé par Oussama Rahbani.
‘La Pavane’ de Fauré, œuvre qui a inspiré Ravel pour sa propre ‘Pavane’ est de même durée, environ sept minutes. Le thème a servi de leitmotiv pour le cinéma (film Il Divo), ainsi que pour le jazz (Bill Evans) et même pour le rap, le rock progressif et la chanson.
La ‘Pavane pour une infante défunte’ fut créée originellement pour le piano, mais il existe de nombreuses versions orchestrales. La Pavane est traditionnellement un mouvement de danse lent, précédant habituellement une gaillarde. Cette œuvre, courte - elle ne dure que sept minutes - douce et mélancolique, fut toujours bien accueillie par le public, elle fait partie des compositions emblématiques de Ravel.
Qui ne connait le ‘Boléro’ de Ravel ! C’est un mouvement de danse d’un
crescendo progressif qui dure 25 minutes d’affilé, au rythme et au tempo invariables, à la mélodie uniforme et répétitive, le ‘Boléro’ de Ravel tire ses seuls éléments de variation des effets d’orchestration. Cette œuvre singulière, a fait l’objet dès sa création d’une très large diffusion jusqu’à devenir, de nos jours encore, une des œuvres musicales les plus jouées dans le monde. C’est aussi un morceau de choix pour les chorégraphes, les plus grands danseurs l’ont inscrite à leur répertoire.
En clôture le Philharmonique interprétera une œuvre du compositeur libanais Oussama Rahbani. Il s’agit d’un poème symphonique d’une belle écriture pour orchestre et chorale créé en 2006 à Londres à l’occasion de l’inauguration des salles d’Art islamique du Victoria and Albert Museum. La première londonienne a été interprétée par le London Symphony Orchestra et sa chorale. Ce poème de 25 minutes comprend plusieurs mélodies byzantines ainsi qu’en finale une très belle et vieille mélodie islamique, qui n’a pas de nom, avec un arrangement pour orchestre.
Concert de l’Orchestre philharmonique du LibanÉglise St-Joseph des Pères Jésuites, Monot, Achrafieh
Vendredi 17 février 2012 à 20h00
Entrée libre