Notre Philharmonique continue sur sa lancée en invitant, pour le diriger, des chefs prestigieux. Pour son concert du 28 octobre, c’est à José Serebrier qu’échoit ce rôle. Le légendaire Leopold Stokowski n’hésite pas à qualifier Serebrier de ’’plus grand maître de l'équilibre orchestral’’. Fort apprécié du public comme de la critique, aussi bien aux États-Unis qu'en Europe, Australie, Amérique latine ou Afrique du Sud, José Serebrier s'est affirmé, depuis trente ans, non seulement comme un créateur des plus originaux, mais aussi comme l'un des chefs d'orchestre majeurs de notre temps.
Né en Uruguay de parents russes et polonais, José Serebrier a commencé à diriger à l’âge de douze ans, et il s’est fixé aux États-Unis où il a étudié au Curtis Institute of Music de Philadelphie. Il a été chef d’orchestre associé de l’American Symphony Orchestra de Leopold Stokowski à New York, ses débuts au Carnegie Hall à l’âge de dix-huit ans ont été salués par le New York Times pour la ’’grande intensité, précision et clarté’’ de ses interprétations.
Après avoir remporté le Prix de direction d’orchestre de la Fondation Ford (en même temps que James Levine), il a été invité par Georg Szell à devenir compositeur en résidence de l’Orchestre de Cleveland. Il est également devenu chef de l’Orchestre philharmonique de Cleveland. Depuis lors, il a dirigé la plupart des grands orchestres d’Amérique, d’Europe et d’Australie. Il a fondé le Festival international des Amériques et le Festival Miami et en est devenu le directeur artistique.
Ses activités de compositeur lui ont valu de nombreux prix prestigieux. Plus d’une centaine de ses compositions ont été publiées ; sa ’Symphonie Carmen’ (d’après Bizet), que nous aurons l’occasion d’entendre, a remporté le prix Grammy Latin en 2004. Nous écouterons aussi ’Tango in Blue’, un arrangement qu’il a offert à l’Orchestre National de l’Uruguay, plein de rythmes d’Amérique Latine, et qui peut se jouer dans des arrangements pour violon et piano, trio, quatuor à cordes ou orchestre de chambre. José Serebrier se plaît à se définir comme un compositeur qui dirige l’orchestre et non pas un chef d’orchestre qui compose.
La pièce maîtresse du concert sera la Symphonie n°49 de Haydn ’La passion’, composée en 1768. Sans être strictement religieux, le contenu est plus grave que celui d’une symphonie ordinaire. Ajoutons que la tonalité du fa mineur chère à Haydn donne à cette symphonie une couleur particulièrement sombre.
Le reste du programme consacré à Grieg avec ’Le temps des roses’, ’Solvej’s Song’ et ’Mother’s lament’ verra l’entrée en scène de la soprane Carole Farley, épouse de José Serebrier, qui est l’une des sopranes les plus inspirées de sa génération. Elle est la chanteuse étoile du Metropolitan Opera, elle apparaît sur les grandes scènes des opéras du monde comme ceux du Chicago Lyric, New York City Opéra, Cologne, Paris, Lyon… Parmi ses enregistrements, signalons la Symphonie n°9 de Beethoven dirigée par Antal Dorati.
A savoir
Concert de l’Orchestre philharmonique du Liban
en collaboration avec l’Ambassade de l’Uruguay
Église St-Joseph des Pères Jésuites, Monot, Achrafieh
Vendredi 28 octobre 2011, 20h00
Entrée libre