Tout a débuté par une question que se sont posée les professeurs de français et les documentalistes du Grand lycée franco-libanais de Beyrouth : comment faire lire les élèves en leur donnant le goût de la lecture plaisir ? C’est en réponse à cette question qu’est née l’idée du Prix littéraire.Organisé avec 20 élèves la première année, le Prix littéraire des lycéens du Liban regroupe aujourd’hui, pour sa septième édition, des élèves volontaires, de la 3e à la Terminale, venus de onze établissements différents (
voir liste des établissements). Chaque année, ces élèves lisent six romans contemporains sélectionnés pour eux par un groupe de professeurs de lettres qui ont à cœur de choisir des romans venus d’horizons divers du monde francophone (
voir la sélection 2012).
Déroulement Au mois de juillet, les professeurs se réunissent et sélectionnent les 6 romans (après avoir lu, en amont, toutes les nouveautés susceptibles d’intéresser les jeunes). Puis ces romans sont commandés à la librairie Antoine, qui parraine le Prix en offrant les livres aux établissements.
En octobre, lors du Salon du livre francophone de Beyrouth, le lancement officiel se fait, en présence de tous les élèves inscrits au Prix littéraire. Puis, en cours d’année, les élèves lisent à leur rythme, des débats inter établissements sont organisés. Certaines activités culturelles sont proposées (conférences, rencontres d’écrivains, ateliers d’écriture comme celui qui s’est déroulé à Byblos en 2011). Il est à noter que les professeurs n’interviennent à aucun moment et que les élèves conduisent eux-mêmes leurs débats.
L’année est clôturée par une dernière rencontre au mois de mai : tous les lecteurs sont réunis à l’Institut français de Beyrouth pour assister au débat final conduit par un jury composé de quinze élèves et présidé par l’un d’entre eux. Les jurés, choisis par les élèves, représentent tous les établissements et votent pour élire le roman de l’année.
Temps forts Parmi les événements riches en émotions, une rencontre inoubliable a eu lieu en novembre 2006, après un été libanais difficile sur le plan sécuritaire, avec quatre écrivains venus parler de leurs romans : Vénus Khoury-Ghata, Franck Pavloff, Ramy Zein et Charif Majdalani. Un autre temps fort fut la remise du Prix 2010 à Laurent Gaudé pour son roman ‘La Porte des enfers’ et, plus récemment, les ateliers d’écriture de Byblos, organisés avec Les Éditions de la revue phénicienne et la municipalité de la ville de Jbeil.
http://prixlitteraireliban.wordpress.com>>>>Suggestion de lecture :
Le miel de la francophonie Remballez vos données statistiques, rangez vos études sociolinguistiques, faites taire ce glas ridicule qui annonce la mort d’un foyer entretenu et venez vous promener dans les petites rues de la ville libanaise de Jbeil, ce jour du samedi 02 avril où la jeunesse avait rendez-vous avec l’écriture et la magie de Byblos.
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